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Je dégaine mes bons de réduction

par chroniquesterriennes.over-blog.com 30 Novembre 2013, 11:07

Je dégaine mes bons de réduction, ce qui ne veut pas dire que je rapetisse. Je deviens fou, entre le tapis où j’entasse mes courses et à l’extrémité où ça bouchonne. Je balance carottes, patates, pâtes, dans le caddie en sueur sous les yeux d’un vieux qui n’a que ça à faire. Laideur presse, codes-barres, j’essaie en plus de penser au texte que je vais mettre sur mon blog. Hier, je suis allé à l’enterrement du pauvre sanglier écrasé sur la ligne P. Habits de deuil, étaient présents quelques amis cerfs, des biches, Pan Pan le lapin, Roger Rabbit, Mickey, Donald, Riri, Fifi, Loulou et Pif le chien..Bref j’étais bien le seul à avoir une tête normale. Je suis sorti de là, démoralisé, j’ai croisé mon curé qui n’était pas chez les nudistes. « Pourrais-je me confier à vous ?, lui demandais-je », « Oui mon fils, répond-il ». Découvrir ainsi que j’avais un autre père m’a cassé d’avantage le moral. Du sexe ! Il me faut du sexe. Après, j’écrirai un texte sur ma journée de sexe, un sexe littéraire. Mais pas une copine sous le coude, enfin façon de parler. Je suis très nerveux, ça me titille l’esprit. Je monte (non pas encore, attendez) dans ma voiture et je vais à Sénart où dit-on il y a des filles lestes sur le bord de la route. J’arrive, effectivement, il fait 2 degrés et elles sont là, lasses à attendre leur prince charmant (moi), jupe courte (pas de s, elles ont une jupe chacune), jambes interminables, elles sont à moi. J’approche de l’une d’elles, sourire, j’ai beaucoup de succès auprès des filles. 50 € ! Je sais bien que pour vivre euro, il faut vivre caché, mais quand même. Moi qui pensais aborder, emballer et aimer. On me demande de l’argent, elles sont vénales, quand même ! Bon…On s’enfonce dans la forêt. Au moment où je sens que mes sens interdits prennent la bonne direction, une cinquantaine de flics me tombent dessus. Tabassage en règle et amende de 1500 € ! Je suis à sec. Tout ça pour un peu d’affection. Plus de monnaie pour régler mes factures, me voilà dans la panade. Que faire ? Je balance mon sac, j’ajuste ma perruque, je remonte ma robe…Faut bien que je paie mes dettes. Putain de vie ! Au moins de ce côté de la barrière je ne serai pas pénalisé. Ricardo SANTIAGO le 30 novembre 2013

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