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Le commencement, la fin.

par chroniquesterriennes.over-blog.com 24 Novembre 2013, 14:19

Tombent sur les villes des milliers de plumes. Ils s’abattent sur certains mais se désintéressent d’autres. Ils ont un aspect athlétique, leurs bras sont puissants, leurs ailes qui battent dans les airs. Leur regard est brillant, il semble vous visiter au plus profond de votre être. Des hommes, des femmes, happés brutalement qui retombent comme des pantins désarticulés. Des hurlements, une rage qui se libère, les anges sont-ils ainsi, violents ?

Les immeubles s’ébranlent un à un, l’asphalte se craquelle, le ciel s’assombrit, c’est la fin du monde.

Il la tient tout contre lui, sa maîtresse d’un jour, elle sanglote, elle a peur et il n’est guère plus rassuré. Un ange se plante devant eux, il les toise longuement. Puis s’envole ! Il ne comprend rien, quelles sont ces visions dantesques, ces morts, ces cadavres à perte de vue, ces ailes qui claquent dans les airs. Pourquoi cette mansuétude pour les uns et cette brutalité pour les autres ?

Il supplie, il sait, il voit, sa face la plus hideuse. Il se remémore sa femme qu’il a si souvent battu, sa fille…Il ne s’est jamais comporté comme un père mais comme un amant indélicat, un salaud, une ordure. Mais il demande pardon ! C’est un homme abjecte, il en a conscience, cependant il croyait à un Dieu qui pardonne. On lui a mainte fois répété, que Dieu effaçait tous les péchés. La créature aux cheveux blonds le transporte très haut, il n’ose pas se retourner, il a le vertige. L’ange sourit. Il le lâche. Dieu ne pardonne plus.

Dans les plus grandes villes, dans les plus petits villages, il y a ceux qui sont épargnés et tant d’autres qui subissent un sinistre sort.

« Passer une si belle journée avec toi et maintenant vivre ces visions d’horreur » Il lui caresse les cheveux, il sait qu’ils referont l’amour ensemble. Le carnage n’a pas pris fin. Ils se cachent dans un recoin. Au fond de lui il a pris conscience que le monde ne serait plus comme avant. Il n’en discerne pas les contours mais il en est sûr demain après le chaos, tout ira mieux.

Il pose sa manette, jette un œil sur l’emballage de son jeu, Le commencement. Il n’a pas très bien maîtrisé toutes les subtilités de ce divertissement. Il n’a pas bien appréhendé l’univers, les personnages. Sa mère l’appelle pour manger. Il obéit. Une plume tourbillonne à son passage, il ne l’aperçoit pas…

Ricardo SANTIAGO le 24 novembre 2013

Le commencement, la fin.

commentaires

M
C'est bien dit.
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