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Vacances, j'oublie tout, 1

par chroniquesterriennes.over-blog.com 31 Août 2014, 13:50

Chers vous (les un ou deux qui se donnent la peine de lire jusqu’au bout mes chef d’œuvres littéraires),

Bien. J’ai fui, la capitale, elle avait retrouvé la quiétude des étés désertés, presque agréable avant que ne surgisse de nouveau, la plèbe enfiévrée du mois de septembre.

Je suis allé loin, vers un ciel bleu, un soleil omniprésent et des paysages moins verdoyants mais tout aussi charmants que le vert de la Seine et Marne et les champs de blé.

Là, j’ai visité des anges, des christs, des femmes opulentes et dénudées, tout un panel pictural et émouvant.

J’ai dû revenir pour un petit tour sur Paris. Il faisait gris. Il pleuvait. Banalité d’un été pourri, les corbeaux qui se marrent de notre triste condition.

Dans l’oiseau de fer, j’ai prié au cas où, J’ai vu le visage bienveillant de la grande dame et j’ai immédiatement compris que rien ne pouvait m’arriver.

A l’aéroport, on m’attendait, un bonhomme jovial avec un morceau de papier avec mon nom dessus (le plus magnifique nom du monde, en passant).

Direction, les routes qui serpentent et grimpent vers le bel édifice au calme tout relatif.

A peine sorti, irradié par l’astre solaire, je croise des français bronzés qui me toisent dédaigneux parce que j’ai le visage pâle.

Il y a aussi des italiens, bien plus souriants.

Visiblement, on mange bien, l’embonpoint est de mise, gonflé par des slips moulants du plus saillant effet.

En face de ma fenêtre je vois l’étendu de la mer, à gauche et à droite des collines. Au dernier étage je suis le roi du monde.

Midi, l’heure de me sustenter.

On se croirait dans un match de rugby.

Faut transpercer la mêlée pour atteindre le buffet.

Ces gens ne me connaissent pas, je suis habitué à me battre pour me faire une place dans le métro, à casser des bras lorsqu’on veut me piquer ma carte bleue.

Après le lancer de morveux mal polis, je cogne quelques vieux, des pétasses, des beaufs et je leur marche dessus pour avoir accès à la victuaille.

Alléluia ! Devant ma table, j’admire le ciel qui s’embrase de rose, le tapis d'eau azur qui ondule sous des reflets d’argent

Devant le buffet, les autres ramassent leurs dents, je sens que roucoulent quelques admiratrices à la peau halée. Mon séjour débute plutôt sous de bons auspices (de Beaune)..

Et en plus je suis drôle !

A suivre...

Copyright © 2014
Texte Protégé
Ricardo SANTIAGO

Vacances, j'oublie tout, 1

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