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Un 27 décembre...

par chroniquesterriennes.over-blog.com 27 Décembre 2014, 11:44

UN 27 DECEMBRE

Sans doute, étiez-vous dans cette rugissante spirale qui nous gâche l’existence.

Je vous imagine devant votre ordinateur, l’air maussade, entouré de vos collègues hypocrites.

Qui sait ? Peut-être sirotiez-vous un mauvais café, le regard perdu en songeant à des lendemains plus souriants.

Mais où étais-je, moi, ce 27 décembre ?

J’ai suivi un chemin différent du votre.

Oui ! J’ai fui le labeur et je gambadais vers des perspectives plus réjouissantes.

La ville grouillait, les voitures vrombissaient mais j’étais déjà, ailleurs, dans une autre dimension.

Dans cet univers, nous n’étions que deux et c’était bien suffisant.

Elle avait des grands yeux un peu craintifs, comme une biche égarée, sortie du bois.

Je vous vois à l’instant pianoter sur votre clavier, je continue.

Féline elle avançait avec beaucoup de grâce sur l’asphalte glacé par l’hiver.

La température grimpait, le ciel était gris, mais pour moi c’était le grand bleu.

A cet instant (quoi ? Vous vous disputez avec votre chef ?) Je ne savais pas trop où me transportait ce récit.

A dire vrai, si !un peu ! Vers une chambre confortable d’hôtel (il n’est pas bon le café lyophilisé ?).

Elle était décidément intimidée, j’avais peur qu’elle ne s’échappe et j’essayais d’être rassurant et prévenant, lorsque nous montions à l’étage (Elles sont longues ces réunions).

Elle frémit un peu, pourtant je déployais des trésors d’ingéniosité pour ne pas l’effrayer d’avantage.

Mais pour tout vous dire (encore devant votre ordinateur ?), je savais que je ne devais pas échouer.

Cette journée devait être exceptionnelle et je mettais toute ma conviction dans cette aventure.

Je me pliais à ses caprices et finalement alors que des pigeons me jetaient des œillades complices, elle céda, enfin et déjà ses vêtements jonchaient le sol.

Sa peau était suave comme de la soie, bien entendu, j’étais dans un rêve et rien désormais rien ne viendrait entraver ces images sublimes qui déroulaient devant moi.

Ses baisers et ses caresses me brûlaient me laissant étourdis.

Je vous ai oubliés, agitation, mesquinerie, bassesses du quotidien, citée qui court vers ses chimères.

Je fusionne et la terre ne tourne plus, le temps stoppe sa course, elle illumine cette journée du 27 décembre, laisse une trace indélébile dans mon cœur.

Votre travail est terminé, vous sortez respirer un peu.

Je suis enivré sur ces draps, témoins de nos ébats.

Voilà, ma vie va prendre une nouvelle direction, une page vient de s’ouvrir.

Je suis saisi d'une surprenante confusion, son souvenir me poursuit mais la feuille blanche a été griffonnée et une autre attend qu’on écrive la suite de ce roman

En attendant la nuit drape la voute d’étoiles et je revois ému les étapes qui m’ont entrainé dans ses bras, un 27 décembre.

Protégé Copyright © 2014 Ricardo SANTIAGO

Un 27 décembre...

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