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Le repos du guerrier

par chroniquesterriennes.over-blog.com 19 Août 2015, 08:12

""Mince ! Mince Je plonge tel un héros, les balles sifflent et claquent comme des gifles. Je dessoude un puis deux crapauds, créatures perfides qui en veulent à ma peau ! Je bande mes muscles dorsaux, déployant mes blanches ailes. Qu'elles sont immenses ! Ils ouvrent de grands yeux mauvais, atterrés. C'est enivrant de se soustraire ainsi à l'attraction terrestre, comme on tenterait de se détacher de celles de femmes trop pressentes. Tu m'attends. Tu ne cesses de te mouvoir... Tu bouillonnes ! Tu nettoies, fumes, écris puis ranges, décores, encore... J'arrive, les vêtements en lambeaux, les membres griffés, le torse ensanglanté, des bleus sur tout le visage... Une ébauche de sourire, me voyant arrivé, qui disparait l'instant d'après. Peut-être ne l'ai-je que rêvée... Tu caresses tristement mes cheveux, puis, un baiser suffit, déjà tu guéris mes lèvres pourpres. Tu achèves de déchirer le tissu de ma combinaison de héros, celle avec un S, comme Super Ricardo. De nouveau, tu picores ma peau... Oh, je vais aimer ! Tu boudes un moment, me jetant un regard effaré à la seule vue de mon caleçon. C'est vrai, je le sais pourtant... Tu hais les caleçons ! Te saisissant de ciseaux, tu le découpes hargneusement; je protège d'instinct mon intimité, de peur que tu ne t'attaques à ma virilité ! Mais non, quelle idée... Voici que tu t'agenouilles, lascive. C'est là que je comprends enfin tes véritables intentions. Mon Dieu ! Je lève les yeux au ciel. Ta salive est le meilleur antiseptique, ta langue réconforte chaque parcelle de mon pauvre corps blessé, je t'en remercie. Cela semble te vexer. Les combats d'hier semblent tellement lointains, je ne traine plus ce moral en berne. Je suis prêt, brandissant mon arme de construction massive. Tes yeux scintillent comme deux diamants, ton chant de sirène me berce mais pas trop longtemps. Aurais-tu décidé de ne me laisser aucun répit ma Chérie ? Je visite tes profondeurs suaves, je me désaltère à ta source secrète, vois, je m'y régénère. Tandis que je m'effondre, après le grand frisson, petite chatte, tu reviens me laper, la nuit ne fait que commencer... Le vent fouette mon visage, je glisse dans l'espace, je m'éloigne de toi pour mieux te retrouver. Plus rien ne m'impressionne, je suis un titan ma Princesse ! Tu m'as rendu ma force. Je suis debout. Pour toi, de tous le plus grand. Les vilains vont tomber un par un dès demain. En attendant, profitons de la magie qui nous lie...

Protégé Copyright © 2015 Ricardo SANTIAGO

Le repos du guerrier

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