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La bas, ils s'entretuent pendant que moi, je porte l'amour en étendard.

par chroniquesterriennes.over-blog.com 7 Février 2016, 15:27

L'hiver s'est, enfin, fait un peu de place dans cet automne qui dominait sans partage.

Allongé dans la boue, je scrute l'horizon.

Sa silhouette m'apparaît, un peu fantomatique.

Est-elle le signe que mon esprit chavire ? Ou est-ce un archange bien réel ?

Elle flotte gracieusement, nimbée d'une lumière bleutée.

L'ennemi, au loin, fourbit ses armes, sa haine vissée au corps et à l'âme,personnage pathétique et déjà perdu.

Je m'enfonce lentement dans le marécage de mes pensées anxiogènes.

Mais cette flamme qui m'éclabousse de sa luminosité fait fondre les barrières de mes doutes.

Le décor d'apocalypse disparait, un paysage de carte postale m'entoure, comme par magie.

Mon treillis est décidément bien disgracieux, des perles de sueur roulent sur mon front , je jette ces habits de guerre.

Des vêtements propres et bien repassés m'attendent.

Pantalon blanc, t-shirt de la même couleur et caleçon à fleurs du plus belle effet.

L'odeur de la poudre a fait place aux senteurs iodées de la mer qui ondule à deux pas de moi.

Mes pieds brûlent sous la fournaise des grains de sable.

Au-dessus de ma tête, le soleil brandit ses rayons de feu comme des bras prêts à m'accueillir.

Je la vois..en chair et en os.

Elle s'expose en maillot de bain sexy devant mes yeux écarquillés et admiratifs.

Dans ce monde, pas de longs discours.

Nul besoin de roucouler, de danser, de décliner sans fin des poèmes.

Sa bouche frôle la mienne.

Je comprends rapidement que l'on ne va pas en rester là.

Ses épaules sont des petits pains croustillants et j'ai très envie de les mordiller.

Les bretelles de son soutien gorge me gênent, je les retire avec délicatesse.

Quel rempart pourrait stopper ce désir qui ne cesse de grandir ?

Peut-être son bikini qui ne résiste pas longtemps aux assauts de mes mains.

Très coquine, à genoux, elle S'attarde sur ma plante, jetant au loin mon caleçon fleuri.

L'eau lèche nos corps noués.

Nous frissonnons, froid, chaud, tiède, intensité, explosion atomique de nos sens.

Les bras en croix, tel un supplicié, mon cœur qui s'était emballé, retrouve son rythme normal.

La sirène, longues jambes sans fin, yeux de Jade, chevelure charbon, sourit malicieuse.

Là-bas, ils s'entretuent pendant que moi, je porte l'amour en étendard.

Texte Protégé Copyright © 2016 Ricardo SANTIAGO

La bas, ils s'entretuent pendant que moi, je porte l'amour en étendard.

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