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SOUS LA CROIX

par chroniquesterriennes.over-blog.com 9 Juin 2016, 20:15

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Je ne lis plus, je n'écoute pas la radio, encore moins envie de regarder à la télé les infos.

Je ne fais qu'écrire, jour et nuit !

C'est juste une question de survie.

Je pose un a un des mots qui, comme des dominos, font, un à un, tomber mes maux.

Vite !

Vite !

Au secours !

M'inventer une belle histoire d'amour !

Une grande âme qui me sauve de ce naufrage.

Je prie, encore et encore, afin de libérer mon esprit, mon corps.

Croire en demain !

Qui va me relever, me tenir la main ?

Sous la croix, je soigne mes plaies, l'atmosphère est clémente, des angelots m'épient, goguenards.

" Petits chérubins ne vous moquez pas de moi, ma vie est devenue un champ de ruines ! "

Les flammes des bougies qui luisent m'apportent un peu de réconfort.

Mes genoux sont écorchés, des épées

célestes s'abattent dans cette église où je me suis réfugié.

Vais-je être transporté là-haut ?

Adieu terriens !

Personne ne te réconforte lorsque tu n'es rien.

Des yeux, semblables à deux étoiles, déchirent la pénombre d'une lumière rassurante.

C'est toi !

Ta silhouette se découpe entre les ombres de ces colonnes de pierre qui se dressent vers la nef.

Ton sourire est un bienfait qui, soudain, vient cicatriser mon pauvre coeur en lambeaux.

Nous nous asseyons sur une chaise, inconfortable; je te narre mon déplorable récit, la tête posée désormais sur ton épaule.

Tu m'entraînes vers la sortie, légère, gracieuse, je ne peux résister.

Dans le labyrinthe de la ville, tu me perds Dieu sait où.

Nous marchons, pourfendant la foule des anonymes.

"Est-ce donc ici ton palais ?" te dis-je, en admirant un bâtiment de briques roses et blanches.

Nous nous fourvoyons dans des couloirs aux dalles semblables à un immense échiquier.

Tu ouvres une imposante porte où sont incrustées des pierres précieuses flattant mon regard.

Au milieu d'une chambre où trône un lustre de cristal et des tableaux de maîtres, tu m'invites à me poser sur un lit aux draps immaculés.

Ton visage, qui me semblait l'instant d'avant un peu flou, presque diaphane, m'apparaît enfin.

Je te reconnais, tu es venue me chercher, mon Amour, l'éternité peut dès lors commencer.

Texte Protégé Copyright © 2016 Ricardo Santiago

SOUS LA CROIX

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