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TOI "EMOI"

par chroniquesterriennes.over-blog.com 5 Juin 2016, 13:20

Comme un adolescent ou un ado lassant, je débarque chez nous, casque vissé aux oreilles.

Je te remarque, courroucée, parce que tu me veux grand et bien coiffé.

Dehors, mai n'a fait que pleurer, juin ne cesse de se lamenter, encore une belle journée ?

Tu lèves les bras au ciel, tu t'agites, tu es en colère, j'enlève mon casque, prestement.

Dans la salle de bain, devant le miroir, je dompte mes cheveux , un peu de gel, me voilà réparé.

Tragédienne, j'essaie de te calmer par quelques baisers, tu grondes, une caresse dans tes cheveux, déjà ça va mieux.

Assis sur le lit, je te supplie de m'écouter, tu m'embrasses du regard, cela me trouble, j'avoue.

Cette nuit, j'ai fait de mauvais rêves, mon esprit était agité, torturé, à qui m'adresser ? Il n'y a que toi mon aimée.

" Tu sais, quand maman était encore là, je m'installais en face d'elle, lui dis-je, je lui racontais mes joies et mes peines".

Ma sublime m'écoute attentive, son visage s'adoucit, je continue.

"Elle était âgée, je ne sais même pas si dans ses délires, elle m'écoutait, je savais que le temps nous était compté".

"Mais, je parlais, je déchargeais mon fardeau, lorsque je la laissais seule, attristé de sa condition malheureuse, mon âme était allégée".

" Qui me reste-il mon ange pour essuyer mes perles salées ? Partager ma douleur ?"

Dans tes yeux, je lis bonté et compassion, ma nymphe ailée, tu t'approches, ton souffle chaud m'enveloppe.

Entre mes mains, j'admire ton visage "Que deviendrais-je sans toi ?"

Aujourd'hui, nous allons patienter avant de nouer nos corps, nous nous allongeons innocents.

Serrés l'un contre l'autre, nous écrivons le roman de nos passions.

Que nous importe dans ces moments en apesanteur que la terre ne tourne pas rond ?

Ma fragile, ma poupée de porcelaine, je n'ose t'avouer combien je t'aime.

Comme un enfant apeuré je me love encore et encore sous ces draps tant chiffonnés.

Une brise froide me parcoure, sans doute l'un des messagers qui vient pour nous protéger.

Nos prières dans l'église de béton, auraient-elles été exaucées ?

Tu nous dis protégés par ceux qui nous ont quittés, que nous ne cessons dans l'absence d'aimer.

Des doigts, en cet instant, je tutoie les cieux, ce bien être, cette immortalité.

Les démons ne rentreront pas en ce lieu, notre nid est sous la protection par Dieu.

Les heures s'égrènent, peu à peu s'éclipsent mes peines.

Mon tendre amour, dans tes bras, je suis si heureux !

Texte Protégé Copyright © 2016

Ricardo SANTIAGO

TOI "EMOI"

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