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PETIT PAPILLON

par chroniquesterriennes.over-blog.com 23 Août 2016, 13:39

Petit papillon éthéré, tu es mon dernier ami.

Bel éphémère quand tu me quitteras, je sais que je m’éteindrai sous ce toit !

Alors ? Je te retiens un peu.

J’aimerais être vêtu d'habits d'insouciance.

N’apporter autour de moi que la chatoyante beauté de mes ailes.

Laisse-moi te narrer ma pauvre histoire ! Drapée de souvenirs joyeux.

En ce lieu, vivait une famille, des enfants qui partout couraient, une épouse dévouée, tous me disaient qu'ils m'aimaient !

Le soir quand je rentrais, ils étaient là.

D'un coup ! Mes tracas de la journée s'enfuyaient par la cheminée.

Si tu savais à quel point ma vie était jolie !

Je regardais grandir ma fille et mon fils.

Au début, ils étaient mignons et presque dociles.

Ils venaient se réfugier contre moi quand les ténèbres tentaient de les rattraper.

J’étais une personne importante à leurs yeux.

Ma femme se lovait quand la lune nous saluait.

Comme tous les couples, on se disputait puis on se pardonnait.

Dans ces moment-là, j’avais cette sensation d'immortalité, la mort ne pouvait jamais me rattraper.

Une illusion !

Les gamins d’hier sont devenus des ados indisciplinés, nous étions des parents dépassés.

Dans le tumulte, j’avais parfois cette envie de me sauver ! Certainement par lâcheté !

Comment ai-je fait pour tout surmonter ?

Un jour après un dernier baiser, ils se sont envolés.

Allais-je jouir d'un peu de quiétude ?

Le soir, avec mon épouse, on se retrouvait, nous étions des étrangers.

Où était passée la passion qui nous animait et pansait nos plaies ?

Je me suis fourvoyé dans des amours impossibles, chercher le réconfort entre des mains accessibles.

Jolies poupée qui si tôt l'amour consommé, disparaissaient.

Aujourd'hui, je me meurs sur mon île, pas aussi libre que toi, Papillon gracile.

Parfois, mes enfants sont adorables, ils m'envoient une carte postale.

Pour Noël et pour mon anniversaire, un petit coucou, franchement à quoi ça sert ?

Au besoin de réconfort, ne répond qu'un silence de mort !

Voilà ! Papillon.

Tu sais tout.

Sur les carreaux, tu donnes de petits coups !

S'il te plait ! Ne m'abandonne pas ! Laisse-moi encore te raconter.

Texte Protégé Copyright © 2016 Ricardo SANTIAGO

PETIT PAPILLON

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