Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

D'UN REVE A L'AUTRE

par chroniquesterriennes.over-blog.com 24 Septembre 2016, 11:16

D'UN REVE A L'AUTRE

Les feuilles mortes ont été emportées au loin.

Les arbres sont dénudés, le paysage austère.

La terre est sous les coups répétés de l'hiver, dure comme de la pierre.

Le soleil fait de timides incursions, afin qu'on ne l'oublie pas.

La journée, cependant, ne sera pas de deuil et d'affliction.

J'ai décidé de la peindre des couleurs chaudes de l'été.

Lorsque les fleurs insolentes, nous régalent de leurs parures aux couleurs diaprées.

Lorsque le vent cajole les champs de blé et de Colza.

Lorsque, enfin, les amoureux s'enlacent sous les cerisiers.

Je dédaigne les murs lépreux qui défilent derrières les fenêtres du train.

Les visages fermés, je ne les vois pas, mine de crayon, mines lugubres.

S'ébauche sur mon visage cet air badin qui me convient si bien.

Ma poupée, je vole vers toi, pour notre rendez-vous coquin.

La vague humaine me transporte, pour une fois, je me laisse porter.

Pas de métro, les couloirs lugubres me terrifient.

Respirer dehors, cheminer d'un pas rapide dans le labyrinthe de la cité.

Dans les bureaux, les employés stressés, tapent sur leur clavier.

Puis, une pause devant la machine à café.

Le flux des conversations stériles accompagne les vies de labeur.

Moi ! ? Je vis, suivant tes conseils.

Quelques mètres, encore, avant de retrouver ton corps.

Ton petit studio coquet est un havre pour les mots où les maux ne font pas leur nid.

Les volutes de ta cigarette dessinent des figures irréelles.

Afin, de ne pas te contrarier, des efforts ont été consentis.

Me voici, rasé de près, coiffé avec soin, vêtements parfaitement repassés.

Je pose ma besace, range ma veste, tu m'épies d'un air égrillard.

Mon délicieux met libertin, je m'approche, salivant d'avance au goût de ton épiderme.

Une fragrance épicée navigue entre les murs blancs.

Ta jambe émerge des draps, mes doigts parcourent cet oeuvre d'art.

Tu es nue, tes seins défont mes convictions de saint.

Je plonge dans le vert de ton regard, m'y noie, visitant tes profondeurs.

Sirène, ton chant m'attire vers des récifs dangereux.

Peau contre peau, nous ne faisons plus qu'un.

Le réveil pousse son alarme stridente !

Je me réveille en sursaut, j'ai peur !

N'étions-nous qu'une songerie ?

Dans mon carré, je te cherche en vain !

Dehors, tourbillonnent des flocons de neige, le village est couvert d'un tapis blanc.

Mon rêve, reviens ! Ne me laisse pas ! Ne m'abandonne pas !

Recroquevillé, enfant perdu, j'agrippe les couvertures.

Règne dans la maison, un silence sinistre.

On frappe à la porte, vacillant, je descends les marches de l'escalier de bois.

J'ouvre, anxieux, tu apparais dans l'encadrement, traits parfaits, visage de Diva.

Ton souffle chaud m'enveloppe, conciliant, nous restons, longtemps, serrés l'un contre l'autre.

Désormais, j'ai la certitude que jamais tu ne m'abandonneras !

Texte protégé

Copyright © 2016
Ricardo SANTIAGO

D'UN REVE A L'AUTRE

commentaires

Haut de page