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LE DEBUT DE LA FIN.

par chroniquesterriennes.over-blog.com 15 Octobre 2016, 15:24

 

Je m'accrochais aux volutes bleutées de ta cigarette.
Mes pieds foulaient cet endroit dont tu m'avais tant parlé.
Etais-je dans un rêve ?
Le matin était forcément blême lorsque c'est arrivé !
Le ciel participait à ma peine, drapé de sombre, larmoyant.
Tes grands yeux verts étaient saisissants, embrumés, magnifiques.
Ma main ne cessait de caresser tes cheveux.
Tu étais allongée, digne, c'était le grand jour, la fin du récit ?
A la dernière page, les héros dramatiques s'embrassent et se jurent un amour immortel.
Combien de fois me l'as-tu dit " Je t'aime !" ?
Un million de fois, plus encore, que sais-je ?
Dans l'intimité puis dans des moments de banalité, tu ne cessais de le répéter.
Nul, ne me l'avait tant dit, j'étais, constamment, troublé.
N'étais-je pas le fruit d'amours contrariés ?
Enfant déchiré, perdu dans le dortoir sans fin.
N'avais-je pas quémandé, en vain, quelques gestes de compassion ?
Ces mots tendres jamais ne m'avaient tant été adressés.
Lorsque tu sortais ta plume pour narrer des contes fantastiques, j'étais fasciné.
Mon écrivaine qui déliait les mots avec une telle habilité.
La vie avec toi était parfois une pièce de théâtre, un vaudeville.
Point d'amants dans le placard, tu étais trop droite pour t'égarer.
Non ! Mais des cris, des portes qui claquent et toi ma Diva !
Puis, le calme s'immisçait, gentiment, nous restions épuisés de tant de reproches.
Peu à peu, nous nous rapprochions, peau contre peau.
Les oiseaux mouches battaient éternellement des ailes.
Dans ce décor splendide, mélange de littérature et d'objets surannés, nous nous aimions des heures durant.
En ces temps là, j'étais un peu balloté, égaré dans un bateau fou.
Je bataillais face aux moulins à vent anxiogènes, blessé, je chutais.
A terre, personne ne te regarde, les gens se détournent de la souffrance des autres.
Mais, ma belle, jamais tu n'étais loin.
Qui d'autre que toi pouvait me panser ?
N'avions-nous pas été réunis par des esprits malins ?
N'étions-nous pas des légendes de l'amour, âmes rencontrées, âmes fusionnées pour l'éternité ?
" Mon ange, tu m'ouvres le chemin pour voler au-dessus des Abbesses ".
L'aventure n'en était qu'à ses prémices, elle peut continuer pour l'éternité.

Texte Protégé Copyright © 2016 Ricardo SANTIAGO

 
 
LE DEBUT DE LA FIN.

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