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LE RENDEZ-VOUS

par chroniquesterriennes.over-blog.com 4 Février 2018, 15:52

Ce roman dont tu es l'héroïne , me captive !
Quelle grâce ! Quelle prestance ! Quel talent !
Mon portable ne cesse de vibrer, des messages tombent en pagaille !
Ta prose est toujours soignée, le style élégant, les mots parfois déplaisants voire glaciaux.
Je t'imagine, pianotant fébrilement, contrariée, énervée !
Un parfait, ce n'est pas moi, imparfait, certes, je le reconnais.
Tu es une amoureuse d'un autre temps où pour l'éternité s'aiment les amants.
Ton récit est vibrant, quelques fois, éreintant !
Il était une fois, dans un appartement joliment décoré, une artiste rongée par l'impatience.
Comme la belle dans sa tour, elle embrassait l'horizon afin d'apercevoir son prince charmant.
Un parfum capiteux courait entre les murs de son refuge, les fenêtres laissaient apparaître quelques édifices anciens, le soleil jetait des raies de lumière qui venaient s'échouer sur son parquet.
Dans ce décor, elle promenait sa silhouette altière, caressant nerveusement ses cheveux sombres, mordillant ses lèvres pourpres.
Lui, tremblait, imaginant le courroux de sa belle, dès que, dans l'encadrement de l'entrée, il apparaîtrait.
L'étalon d'acier le narguait, retard ! Retard ! Transport hors du commun !
Désespéré, il lançait des appels à sa maitresse dont les silences étaient réfrigérants.
Gare de l'Est, enfin !
Course dans les escaliers pour attraper un métro, vague humaine infranchissable, il maugréait, mine défaite mais nullement des fêtes !
Les stations défilèrent, interminablement.
Arrivé ! Ou presque..Un fleuriste au coin de la rue capta son attention.
La porte plaintive s'ouvrit sur la silhouette gracile de sa dulcinée dont les seins pointaient derrière sa nuisette de soie et dont les jambes interminables étaient parfaitement sculptées.
Le bouquet de Lys blancs qu'il lui tendit, gomma les velléités agressives de sa poupée sucrée.
La sirène l'enserra tendrement, l'embrassa longuement, passionnément.
Le bouquet gisait sur le sol de la chambre, tout comme leurs vêtements dispersés.
Des pigeons curieux observaient leurs ébats.
J'aime les histoires qui se terminent bien..

Texte Protégé Copyright © 2018 Ricardo SANTIAGO

 
LE RENDEZ-VOUS

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