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SOUS LA CROIX

par chroniquesterriennes.over-blog.com 6 Février 2018, 11:10

Je ne lis plus, n'écoute plus la radio, ni ne regarde la télé.

Je ne fais qu'écrire, jour et nuit !

C'est juste une question de survie.

Je pose un à un des mots, qui, comme des dominos, font un à un tomber mes maux.

Vite !

Vite !

Au secours !

M'inventer une belle histoire d'amour !

Une grande âme qui me sauve de ce naufrage.

Je prie, encore et encore, afin de libérer mon esprit et mon corps.

Prisonniers du poids des incertitudes lorsque s'égrènent les minutes face à une inconnue.

Dans la maison de carton, les enfants ont déserté, plongeant l'endroit dans la glace !

Trop de départs sur le quai des adieux.

Trop de désillusions qui courbent les épaules.

Au-dessus de moi, volent des corbeaux goguenards.

Ces oiseaux de malheur se réjouissent de ma chute.

Croire en demain ! ?

Qui va me relever ?

Me tenir la main ?

Sous la croix, je soigne mes plaies, l'atmosphère est clémente au côté d'anges bienveillants.

" Dieu qui êtes aux cieux, qui me rendra heureux ?".

Les flammes des bougies luisent, m'apportant un peu de réconfort.

Mes genoux sont écorchés à force de trop implorer.

Des épées de feu transpercent les vitraux, venant s'échouer aux pieds d'un Christ supplicié.

Vais-je être emporté là-haut ?

Adieu terriens !

Des yeux, semblables à deux étoiles, déchirent la pénombre d'une lumière rassurante.

Est-ce la fée de mes rêves éveillés ?

Sa silhouette se découpe entre les ombres de ces colonnes de pierre qui se dressent vers la nef.

Son sourire altruiste, soudain, recolle mon coeur en pleurs.

Je lui narre mon déplorable récit, la tête posée sur son épaule.

Elle m'entraîne vers la sortie, légère, gracieuse.

Je ne peux résister !

Dans le labyrinthe de la ville, l'on s'égare dans la foule d'anonymes.

Devant un bâtiment de briques roses et blanches, nous nous arrêtons.

Sa demeure est ici, nous y pénétrons, je suis apaisé !

Nous déambulons dans des couloirs aux dalles semblables à un immense échiquier.

La dame ouvre une imposante porte de bois où sont incrustées des figures célestes flattant mon regard.

Elle me guide vers une chambre aux lourds rideaux pourpres.

Sur son visage, qui paraissait l'instant d'avant presque diaphane, se dessinent de jolis contours.

Je reconnais la femme de mes chimères venue me chercher.

Mon Amour, l'éternité peut dès lors commencer

Texte Protégé Copyright © 2016 Ricardo Santiago

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