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LES CHRONIQUES DE RICARDO 110 

par chroniquesterriennes.over-blog.com 31 Mars 2019, 16:53

Je sais...Il m'arrive parfois d'être un peu idiot, d'ailleurs nul n'échappe à la bêtise, on faute tous..

Or, donc, voyez-vous, j'étais un peu grippé, non pas du genre grippé qui coince et où il suffit d'un coup de burette pour arranger l'affaire...

Non ! La maladie, qu'on attrape même quand on se vaccine .
Celle qui vous fait ressembler à un zombie, où vous êtes cloué au lit, regardant, hâve, le plafond où de sémillantes mouches exécutent un balaie romantique.

Mais ce matin, outre le fait habituel qu'un lapin a tué un chasseur (c'est de l'humour, je tiens à le dire pour ceux qui penseraient que la fièvre me fait délirer), je me levai d'un bon pied (hum ? Le droit, je crois) me sentant en forme, alors après un bol de Ricoré, vaillant, je me préparais pour aller affronter avec mes nouveaux collègues, du nouveau club de foot où j'ai nouvellement mis les pieds (pour du handball, c'eut été des mains), une équipe du coin (adverse forcément).

J'arrivai promptement, le terrain de foot était habité par une famille de taupes sans doute géantes au vu des monticules de terre immenses (serait-ce des radiations ou une expérience scientifique qui auraient fait grossir ces taupes à ce point ?)

Au quatrième taupe, il était exactement 9H, une famille visiblement du cru (paysanne) était là comme supporters et un entraineur rural qui n'a pas trouvé l'amour dans le pré mais de délicieuses bottes crottées du plus belle effet.

Mes compagnons d'arme arrivent enfin comme ce sont des joueurs de la même équipe que moi, ils sont forcément très beaux et nos adversaires très laids (ah qu'il est beau le débit le lait ! Ah qu'il est laid le débit de l'eau).

Rapidement, nous avions revêtu nos shorts, nos maillots et nos chaussettes bleues comme mes yeux (oui regardez bien)... Prêts à affronter nos ennemis qui, eux, arboraient des maillot d'un vert couleur poireau...

Le match pouvait débuter, l'arbitre qui visiblement n'avait pas bu que de l'eau, arbitrait au radar et en titubant... Le ballon filait, rebondissant sur les mottes de terre, les taupes s'étaient jointes à la famille du cru et quelques sangliers un peu curieux.

En trois minutes, les poireaux d'en face nous avaient collé 3 buts, comme quoi les légumes ne jouent pas comme des pieds, moi je dormais dans un coin du stade, avec un thermomètre dans la bouche où je pouvais voir le liquide rouge grimper rapidement vers des sommets.

Mi-temps, l'arbitre offre une pinte de bière aux taupes, et le match reprend, l'arbitre titube et se retrouve dans la forêt, un sanglier se propose d'arbitrer, un sanglier en short et avec un sifflet, c'est étrange je trouve.

Les poireaux d'en face courent comme des gazelles, je suis allongé avec des sueurs, je vois un tunnel qui m'appelle....

Fin du match, l'arbitre a été tué par un chasseur, les taupes l'enterrent au milieu du terrain de foot, on pleure puis on se saoule au whisky, je rentre chez moi en marche arrière sur 20 kilomètres en dépeuplant quelques villages...

Enfin chez moi...Je m'effondre...J'aurais dû rester au lit...

 

Protégé Copyright © 2015 Ricardo SANTIAGO

 

 

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