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LES CHRONIQUES DE RICARDO 162

par chroniquesterriennes.over-blog.com 7 Juin 2019, 17:37

 

J’affronte la tempête qui anime assez brutalement les branches d’arbres.

 

Les tuiles tiennent le coup, Dieu merci…

 

Silence radio, la campagne est submergée par des hordes fantômes.

 

Mon voisin n’ose pas sortir lustrer ses jantes.

 

Je le vois malheureux derrière sa fenêtre, la tentation est grande de se jeter sur les roues de son auto.

 

Les nuages sont menaçants, le ciel est  peint de grisaille.

 

Sur ma table une montagne de bonbons Haribo à la fraise…

 

Enfin au sucre et aux colorants…

 

Je les engloutis en zappant d’un programme de télé à un autre.

 

Désolant, consternant, tout, tout, me rebute.

 

La moindre information me colle le bourdon,  la moindre série me soulève le coeur.

 

Les animateurs me filent des cloques infectes.

 

J’ai une tête d’Alien, les perruches s’affolent, envie de les gober.

 

On frappe à la porte.

 

Un copain qui comme d’habitude veut récupérer mon énergie immortelle en me coupant la tête.

 

Bataille…

 

Bling ! Bling ! Les épées claquent et sa tête s’envole vers les cieux…

 

Quelle poisse !

 

Me voilà parti pour un siècle à enfiler des perles, à m’ennuyer….

 

J’enterre mon ennemi, il rejoint ses dix copains…

 

C’est la fête à Brie Conte Robert, tenue de canard exigée….

 

Pourquoi pas, après tout…

 

Les spots multicolores balaient la piste de danse…

 

Les invités sont déguisés en palmipèdes, une espèce d’harmonie.

 

Nous nous dandinons, faisons la chenille, buvons, mangeons des chips bien grasses.

 

À 145 kilomètres heure,  mon bolide traverse les villages seine et marnais.

 

Une vieille en déambulateur s’envole dans les airs, percutée par ma Berlingo.

 

Quelle scène attendrissante, la voir battre des bras comme un oiseau avant de s’écraser sur l’asphalte.

 

Le moindre hameau se dépeuple après mon passage.

 

Là où je passe, le seine et marnais ne repousse pas.

 

Maison…E.T. me salue de son doigt lumineux.

 

Il a une tête affreuse en forme de haricot, les extra-terrestres sont moches.

 

Trop ivre pour agir avec discernement, je le flingue..

 

Son doigt cesse d’illuminer la pénombre…

 

Au lit….Olé !

 

Une journée finalement bien remplie.

 

Bonne nuit.

 

 

Ricardo Santiago, le 07 juin

LES CHRONIQUES DE RICARDO 162

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