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LES CHRONIQUES DE RICARDO 224

par chroniquesterriennes.over-blog.com 17 Août 2019, 18:03

 

Retour en terres Seine et Marnaises…

 

Nous étions dans le Tarn,  un paysage fait de courbes, de sinuosités, de monts, de hauts, de bas, surtout dans les boîtes de nuit.

 

Nous étions venus avec notre  insouciance, notre jeunesse (aux alentours de la cinquantaine), nos espoirs, nos belles peaux, et  bourrés du matin au soir, mise en bière prématurée.

 

Le village où nous séjournions est éloigné des grandes villes, la population y est vieillissante avec un charmant accent du sud.

 

Afin de nous occuper, ivres, joyeux nous nous amusions sur les routes sinueuses et étroites à des courses poursuites en auto, en marche arrière.

 

Nous avons essuyé quelques injures et signes divers d’encouragement.

 

Le matin, toujours le même rituel,  un bol de Rhum (atchoum), puis plus tard avant midi,  nous vidions consciencieusement quelques bouteilles de vin mauvais.

 

Nous nous amusions, rions comme des dégénérés puis vomissions sur le rebord de la route en nous tenant les côtes.

 

Non ! Je plaisante… mais allez savoir…

 

Nous sommes sobres, amoureux de la nature, de petits oiseaux, d’eau minérale en bouteille plastique (le plastique c’est fantastique).

 

Nous étions pour tout dire invités chez nos sectaires préférés un mixte entre les témoins de Jéhovah et Moon.

 

Des barbus aux crânes rasés et leur gourou : Gillette Ginette.

 

Au début, je fus regardé avec un brin de défiance.

 

Pensez, chevelu et imberbe.

 

Cette secte hait les rasoirs et adore les raseurs.

 

Pour tout vous avouer, ces dingos, je les ai trouvés un poil  barbants.

 

Ils passent leurs journées à se lustrer le haut de la tête, tu parles d’une occupation !

 

Des orgies de  petits bonhommes qui se moussent, rasent le moindre cheveu réfractaire en chantant des hymnes poilants.

 

Ils n’acceptent dans leur enceinte que peu de femmes et uniquement à barbe.

 

À pas feutrés, nous nous éloignâmes prestement  de ces farfelus.

 

Direction les forêts denses, les sentes accidentées, les animaux sauvages.

 

Longues balades sous  un soleil radieux et doux.

 

Prière dans les églises où je n’ai jamais croisé autant d’anges.

 

Un enivrement permanent d’images colorées.

 

Tout à une fin, les nuages du retour pleurent sur ces instants de bonheur éphémères et déjà passés.

 

Une nouvelle aventure va commencer.

 

 

Ricardo Santiago le 17 août 2019

 

 

 

LES CHRONIQUES DE RICARDO 224

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