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LES CHRONIQUES DE RICARDO 229

par chroniquesterriennes.over-blog.com 24 Août 2019, 15:48

Un milliard de chinois émoi ! Émoi !

Mercredi, jour de Mercure. Journée émotions !
(Ok, je sais que symboliquement ça ne tient pas debout, mais je fais comme je veux.)

Deux jours de travail intensifs dans les baskets.

Je fête cette deuxième journée avec faste en astiquant les mouches.

Enjoy ! 
Majorettes pour l'occasion qui défilent dans le couloir où s'alignent les bureaux. Ça fait un bel ensemble.

Mon collègue est en extase devant ces demoiselles qui lèvent la patte à tour de bras. Il se méfie cependant des débutantes. Un bâton mal lancé lui est déjà retombé sur le coin du pif. Il saigne du nez.

Mais là, il se frotte frénétiquement à sa chaise comme Éliott mon compagnon canin, mon gros wouah wouah adoré qui lève si joliment la patte partout où ça lui plaît.

Fanfare en cadence, mon ordinateur fait la gueule, je n'ai pas encore caressé ses touches.

Un ancien sinistre socialiste, adipeux et lubrique vient nous serrer la pince et nous gratifier de photos pornos.

Bonheur !

Mon collègue boude un peu, il n'arrive pas à se concentrer sur ses notes de services. Mais je le connais, il les écrit lui même la nuit pour se rendre intéressant.

Le silence retombe.

J'admire la moquette et glose avec les acariens.

Afin de poursuivre cette activité intense, direction la machine à café.

Une tasse, deux, dix, j'en tremble.

Puis, vocalises, je remarque que mon confrère s'arrache les cheveux qui lui restent.

Pour conserver ma silhouette svelte, j'effectue quelques pompes.

Mon partenaire de labeur se crève les yeux.

Il n'en peut plus de mes occupations, jaloux va !

Maintenant qu'il est aveugle, je lui fredonne du Gilbert Montagné !

Du trente cinquième étage, il ouvre grand les bras et disparaît brutalement en sifflant par la fenêtre.

Mon collègue ne pouvait pas me rendre plus bel hommage.

Je téléphone au Big Bazar et pour remercier mon camarade de ce magnifique sacrifice, nous entonnons :

" C'est comme l'oiseau ".

Émouvant.

Mercredi s'éloigne, il fut "dense" des canards.

Retour à la maison qui chante.

Je suis tellement courageux que je m'affale comme une enclume sur mon fauteuil vachette retournée, le trop plein de pas trop de travail m'a épuisé.

Sur un ruban collant dans le salon, quelques insectes violents et volants se sont posés.

Jamais ils ne s'en échapperont.

Pour terminé ma journée, chant et hommage à ces pauvres bestioles.

Moment d'émotion puis je m'endors en rêvant de jeudi.

Vous y serez ?

Ricardo Santiago le 23 août 2019

 

 

LES CHRONIQUES DE RICARDO 229

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