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LES CHRONIQUES DE RICARDO 233

par chroniquesterriennes.over-blog.com 25 Août 2019, 14:13

 

Je grille comme un poulet, je n’ai jamais autant détesté la chaleur.

 

L’argent a tué la Terre, détruit les forêts, cancer de la nature, pollution et compagnie.

 

Mais vous êtes devant votre écran de téléphone ou d’ordinateur, des gouttes de sueur roule sur votre front et la dernière chose que vous désirez lire c’est un texte révolutionnaire.

 

Si je ne me coule pas dans la guimauve, les joies insensés de l’amour, les chabadada… Je perds  des lecteurs, certains se détournent à tout jamais.

 

Je deviens un artiste maudit, hanté par la page blanche, le lectorat absent, allo maman bobo pourquoi tu m’as fait je suis pas beau (quoique).

 

Affolement, qu’écrire ?

 

Une ex-amie était experte en histoires sucrées, un rien coquine, ça affolait les foules.

 

Pourquoi pas la plagier ?

 

Je remonte dans mes souvenirs, je reviens  vers une sirène tant aimée…

 

Ses yeux étaient traversés par des éclats lestes qui me faisaient présager des instants brûlants.

 

Elle était juchées sur de longues jambes qu’elle promenait sur des talons aiguilles aguicheurs.

 

Sa poitrine, ça chauffe, je ne tiens plus….

 

De gros seins, lourds mais terriblement bien dessinés comme tenus par des mains invisibles.

 

J’étais fou amoureux de cette créature diabolique, au secours ! Appelez les pompiers !

 

Pour la séduire je vidais les fleuristes pour tout dire je voulais la prendre bestialement…

 

Oh ! Pardon ! Je vous ai choqué.

 

Je recommence, mes fantasmes me portaient vers des nuits d’amour avec cet ange, sous la lune câline.

 

J’écrivais sous une ampoule qui se mourrait des poèmes enflammés.

 

Chaque jour je la croisais qui faisait son marché et je déversais des millions de rime en é.

 

Tu parles, elle m’ignorait et je pleurais avec pour seule compagne ma solitude.

 

Pour me consoler, je lisais Zola pour rigoler un peu ou regardais les Misérables en boucle en me marrant comme un bossu.

 

Ça me faisait du bien…

 

Finalement cette femme que je voyais jamais je n’osai l’aborder.

 

Oh tristesse ennemie, n’ai-je donc tant vécu que pour écrire des textes un poil cul cul.

 

Comprenez-moi, c’est pour cette raison que je suis marqué au fer rouge de la connerie, des jeux de mots foireux et des blagues noeud-noeud.

 

Plus jamais je ne coucherai sur du papier des mots amoureux.

 

Ricardo Santiago le 25 août 2019

 

 

LES CHRONIQUES DE RICARDO 233

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