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LES CHRONIQUES DE RICARDO 256

par chroniquesterriennes.over-blog.com 18 Septembre 2019, 18:45

Ligne P….Suite de la suite de la suite de la suite… 

Les Briards sont des gens (bons) un peu belliqueux.

Parfois, énervés, ils aiment à foncer avec leur tracteur ou leur vieille auto sur les passages à niveau.

A leur décharge (de fumier) les vapeurs des saloperies qu’ils épandent dans les champs ne doivent pas non plus les aider à se maintenir en forme.

C’est le cerveau qui est attaqué et presque quotidiennement, nos amis paysans heurtent violemment tout ce qui se présente devant eux et notamment les fameux passages à niveau.

Résultat ? Le futur gréviste et retraité que je suis, galère.

Et je crie : « Hélène pour qu’elle revienne « 

Quel rapport ?

Aucun…

Mais, j’avais trop de peine.

Après un trajet cahoteux et l’odeur matinale des aisselles (aisselles cassées, pan ! Pan ! Cucul), arrivé Gare de l’Est où tout le monde est beau et direction la ligne 4 de la mondialement célèbre Ratp ("Reste Assis, T'es Payé" ou "Rentre Avec Tes Pieds" selon le bord auquel on appartient).

Quelques coups de serpettes à droite et à gauche pour me frayer un passage, quelques têtes roulent sur le quai et je pénètre dans le métro.

Mes finances ayant été douloureusement affectées en août, je décide malgré deux heures d’enfer, de gagner un peu d’argent (SNCF) en chantant des chansons paillardes aux usagés usés.

La foule est somnolente, ce n’est pas aujourd’hui que je vais recueillir des euros.

Tant pis…

Dimanche, j’ai joué au foot et mes deux gros orteils sont dans un état calamiteux, ça peut faire pitié. Je tente un coup.

Mairie de Montrouge, je me déchausse et pieds nus en l’air, j’essaie d’apitoyer le bon peuple avec une pancarte en carton sur laquelle j’ai indiqué :

"Ex-footballeur du PSG au chômage à cause de ses deux gros orteils en quenouille, donne argent s’il te plaît."

Assez peu efficace…

Devant ces horreurs, des femmes s’évanouissent, d’autres vomissent, d’autres s’immolent par le feu…

Une bande de radins, en somme.

J’arrive au travail, un peu maussade.

A mes collègues, Je narre par le détail mes affaires de pieds, ils se jettent par la fenêtre. Aussi radins que les autres. Quelle déception ! Moi qui allait chanter pour eux gratuitement.

Mes orteils couinent, se lamentent…

Quelle sale journée, tiens !

Je vais finir sur les genoux.

Ricardo Santiago, le 17 septembre 2019

LES CHRONIQUES DE RICARDO 256

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