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LES CHRONIQUES DE RICARDO 318

par chroniquesterriennes.over-blog.com 30 Novembre 2019, 08:20

Toc ! Toc !

" Ouiiiiii !!!! ? "

Qu'ouis-je ? Qu'entends-je ?

Je sors prestement de mon bain moussant.

Un peignoir de bain m'enveloppe, je peux ouvrir, cheveux humides et en bataille.

La factrice sonne toujours deux fois, avec deux doigts (de Porto).

J'ouvre la porte.

Oh ! Soleil, reste avec moi ! 

Me voyant, la messagère écarquille ses yeux, chausse des lunettes pour se protéger de cette lueur qui l'aveugle, comme Gilbert Montagné qui, une fois, m'a croisé.

Elle me tend un colis dont je me saisis avec souplesse, dextérité et célérité.

Une petite signature, puis, l'employée des Postes s'éloigne, jetant furtivement des regards amoureux vers ma personne. 

Mais, sur le lit de mort de ma femme, j'ai juré de ne jamais refaire ma vie avec un agent en uniforme, fusse-t-il postal.

Tel un enfant, je déballe mon paquet.

Je découvre, émerveillé, ma poupée Chantal Goya.

J'appuie sur un bouton, elle s'anime et chante, " C'est Guignol ! C'est Guignol ! "

Je l'embrasse du haut de ses trente centimètres, la serre tout contre moi.

Je l'aime, Dieu que je l'aime ! Assis, debout comme Jean-Jacques.

Toute la journée, bras dessus, bras dessous, je la balade dans mon village presque déserté où errent quelques mémés désemparées et jalouses de ma conquête.

Puis, nous nous échappons du froid pour nous nicher sous la couette. 

Délicatement, un par un, je retire ses petits vêtements.

C'est le grand jour, enfin !

Tous les personnages de Walt Disney sont présents, ainsi que Bécassine et Guignol.

Ils entourent notre grand lit, curieux, fascinés par notre union, puis, ils disparaissent mystérieusement. 

Je m'effondre des heures plus tard, en sueur, Chantal est impassible, l'aurais-je déçue ?

Le jour se lève, je dois aller travailler, mon idole boude.

À mon retour, nous nous disputons, de rage et de déception, je la jette dans la poubelle, les éboueurs s'en occuperont.

Quelques jours plus tard, Samedi...

Toc ! Toc !

" Ouiiiiii ? "

Qu'ouis-je ? Qu'entends-je ?

Je sors prestement de mon bain moussant.

Un peignoir de bain m'enveloppe, je peux ouvrir, cheveux humides et en bataille.

La factrice sonne toujours deux fois, avec deux doigts (de Porto).

J'ouvre la porte.

Oh ! Soleil, reste avec moi ! 

Me voyant, la messagère écarquille ses yeux, chausse des lunettes pour se protéger de cette lueur qui l'aveugle, comme Gilbert Montagné, qui, une fois, m'a croisé.

Elle me tend un colis dont je me saisis avec souplesse, dextérité et célérité.

Une petite signature, puis, l'employé des Postes s'éloigne, jetant furtivement des regards amoureux vers ma personne.

Mais, sur le lit de mort de ma femme, j'ai juré de ne jamais refaire ma vie avec un agent en uniforme, fusse-t-il postal.

Tel un enfant, je déballe mon paquet.

Joie ! Ma poupée Jennifer Lopez est entre mes mains expertes.

Toute la journée, bras dessus, bras dessous, je la balade dans mon village presque déserté où errent quelques mémés désemparées et jalouses de ma conquête.....

Ricardo Santiago, le 20 novembre 2019

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