Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

LES CHRONIQUES DE RICARDO 335

par chroniquesterriennes.over-blog.com 22 Décembre 2019, 11:07

 

Ca va chier des bulles !

Figurez-vous, ma bonne dame, que la SNCF profite des grèves pour faire grimper le prix de ses billets.

Allez-y les gars, j’ai les bourses bien remplies. 

Pressurez, c’est du bon. 

Les conducteurs de la SNCF et de la RATP paradent dans la rue, écharpe et pif gluant. 

Les jolies majorettes que voilà ! Et hop ! On jette le bâton !

Collez du charbon dans la loco même si la loco motive, ça vous casse le dos.

Vous parvenez à cinquante deux ans à la retraite, brisé, voire mort.

Conduire un train, je vous préviens, c’est Verdun. 

D’ailleurs, Monsieur le Président, vous devriez, afin de vous en rendre compte, descendre dans les entrailles du métro.

je vous jure sur la tête des Maires ! (Oui, des Maires, c’est mon texte et j’en fais ce que je veux), donc, dans les wagons crasseux, vous seriez horrifié par ces petits gars, ex-conducteurs de train, avec leurs pancartes, leur "voix" ferrée, leur mine déconfite, usés, courbés, déglingués.

Leur complainte :

« Bonjour, je m’appelle André Barrière (on garde-barrière, c’est la sécurité de l’emploi), cinquante trois ans et plus de 3000 euros et passant le plus clair de mon temps à la retraite à me compter les orteils, donne monnaie à moi « 

Ouais ! Ouais ! Ok ! Ils manifestent aussi pour nous, pour ceux qui ont perdu leur emploi grâce à leur mobilisation, ceux qui ne passeront pas Noël en famille, ceux qui piquent des crises de nerfs dans les embouteillages. 

Martinez le traiteur intraitable. (MDR)

Aujourd’hui, Monseigneur, mes impôts paient des gens pour ne pas me transporter, ne pas assurer un service minimum et, qui sait, bientôt une prime pour service rendu à la communauté ? 

Je vois quelques rouges sortir du bois.

Faucille et marteau.

Et les clowns au gouvernement qui laissent un ministre multi-fonctions négocier cette fameuse loi sur les retraites.

« Quoi ? Répond-t-il en substance, mais je ne savais pas « 

En gros, on l’appelait au tel :

« Eh machin j’ai un poste de secrétaire d’état, t’en veux ? Eh ! Truc, les affaires étrangères, ça te dit ? Eh Bidule faire mes chiottes tu veux ? « 

Tous les ministres saluent le courage du type qui fait son mea culpa.

Je les verrais bien chialer en se tenant la main, comme dans les productions navet pur jus.

Ah ! Putain ! Je deviens vulgaire !

Ce matin, je fais quelques tournées, pas des bars, je vous rassure.

La radio est allumée.

Ce sont des animateurs qui monologuent comme des cons, se marrent de leurs conneries, cons comme des bidets, de la parlotte stérile et sans la moindre chanson, rien que leurs rires de débiles.

Ereintant.

Cela dit, j’ai visité la campagne seine et marnaise, les baskets mouillées. 

J’ai fait de bien tristes constats, pas attrapé froid cependant.

La campagne s’étendait à l’infini.

Une campagne boueuse et quelques parts, une maison de retraite avec sans doute des anciens de la RATP ou de la SNCF qui s’y ennuient à mourir. 

Pour finir, hier soir, nous regardions en mastiquant les millionnaires du Real et de Barcelone, courir d’un côté puis de l’autre.

Notre beau joueur français Glisse Man m’a fait grand peine, nul ne lui avait expliqué que sa mission était d’introduire le ballon entre les filets et d’éviter que le pître qui faisait des bonds devant lui ne l’arrête.

Bah ! Non ! Le sale mioche, même à deux centimètres des buts, préférait tirer à gauche, à droite, au-dessus mais jamais dedans.

J’ai bien ri et s’il était humain, gentil, beau, il filerait une poignée d’euros à la CGT.

 

Ricardo Santiago, le 19 décembre 2019

L’image contient peut-être : chaussures, nuit et plein air

commentaires

Haut de page