Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

LES CHRONIQUES DE RICARDO 336

par chroniquesterriennes.over-blog.com 22 Décembre 2019, 11:08

Elle ne comprend rien me semble-t-il (virgule) cette dame. 

J’essaie d’être le plus basique possible.

Où vas-tu basique sur ton beau cheval perché ?

Yeux écarquillés, sans doute, quelques-uns comprendront la référence à la chanson.

J’en ai marre d’essayer qu’on me capte.

2020, j’écrirai en braille.

Brailler pour des aveugles ? 

Pourquoi pas pour les sourds ?

Où en étais-je ? 

Cette employée que je côtoie et moi, nous ne sommes pas sur la même planète.

Le langage des « cygnes », pourquoi pas ?

« Cui ! ? « 

Notre amitié est morte dans l’oeuf.

Repose en paix, amitié morte dans l’oeuf.

Une catastrophe, un drame humain.

Chaque jour, depuis que je suis ici, sur le paper-board, je dessine une tête rigolote pour amuser.

Personne, jamais, ne la voit. 

Dommage !

Quand je serai mort, les puristes découvriront mes oeuvres, dessinées un peu partout.

Ébaubis, ils parleront de l’artiste, enflammés d’admiration.

Où en suis-je ? Dans quel état gère ? Blague Ikéa.

En ce lieu, les employés cavalent dans tous les sens, un jour, il y en a un qui va tomber raide mort.

J’adorerais les divertir, qu’ils stoppent leur activité et regardent mon spectacle. 

Tu parles !

Je vivais de cela, avant. 

Conique chez les dealers et comique chez les uns et les autres (par ailleurs, très belle purge cinématographique qui m’a vidé pendant une semaine et m’a fait perdre des kilos).

Le rire était mon gagne pain, mon existence, dépendait de cette foule qui assistait à mes numéros.

Bravo ! Bravo ! 

Ils avaient des crampes d’estomac à force de se tordre, de s’esclaffer.

Qu’on se comprenne, je ne m’en sors pas trop mal (oui, vous préparez les fêtes, je sais) : 

Je balance des papiers dans des containers, pas de prise de tête, no stress.

J’ai le truc, la technique pour jeter ces liasses lourdes qui ont tué les forêts et mon dos avec. 

Le Jordan des containers, bien moins rémunéré.

L’endroit est le pré-carré de ma collègue qui ne me comprend pas.

Son royaume.

« The King on the divan, elle me dit en passant, ça plane pour moi. »

Remerciements à Plastic Bertrand, qui nous a quitté broyé, fondu et récupéré.

Peut-être buvez-vous dans une partie de son corps bouteille ou mangez-vous dans une assiette Plastic Bertrand avec de véritables morceaux de lui.

RIP (bis).

Où en étais-je ?

Oui, je ne pousse pas la moindre structure.

Dois-je obtenir une autorisation écrite pour pousser tous ces engins ?

Ma collègue me poursuit du regard, vigilante.

Quelques heures plus tard, je suis satisfait du travail accompli.

Des jets de bales de papier toujours plus loin.

Dehors, je fume une, puis deux cigarettes virtuelles.

De la fumée invisible s’élève dans le ciel.

Mal rasé, poussiéreux, je suis un vrai héros, j’ai perdu quelques grammes et gagné des valises sous les yeux dont j’ai le plus grand mal à me débarrasser.

Bientôt je repars chez moi, m’éloigne des containers, du papier.

Sur le parking sautille un corbeau, il se retourne, je m’en approche.

« Veux-tu te divertir un peu ? Que je te sorte de tes sombres pensées, camarade, je suis là pour t’amuser « 

Nous sommes partis pour mon best of devant cet emplumé !

Je remonte la pente, bientôt, bye bye ! Les containers et le papier. 

Ricardo Santiago le 20 décembre 2019 

J’aime pas Noël ! J’aime pas le jour de l’an !

L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, chapeau

commentaires

Haut de page