Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les aventures de Kiroule 

par chroniquesterriennes.over-blog.com 25 Avril 2020, 10:02

Toc ! Toc ! Kiroule, cheveux aux vents, blond (James Blond), pantalon pattes d'éléphant, trompe bien rangée pour ne pas choquer les âmes sensibles, après ses péripéties (voir épisode précédents), ouvre la porte du pénitencier qui bientôt va se refermer (hommage à Jojo).

Il ne voit rien devant lui, mais quelqu'un tire sur son bas de pantalon.

C'est Joséphine à moitié dévorée, un bras en moins, il est attendri par son visage simultanément doux et torturé.

Il entend avec ses oreilles bioniques des pas qui martèlent l'asphalte.

Ce sont les deux techniciens qui maintenaient suspendu le faux ange et qui voudraient bien terminer leur repas.

Kiroule est une raclure, une petite ordure permanentée, il pousse, mine de rien, la petite boule de chair hors de chez lui avec ses pieds.

Les salariés de TF1, la bave aux lèvres, s'apprêtent à bouloter notre héroïne. 

Kiroule est fasciné, il va assister en direct à un film gore en 3D.

Soudain, des éclairs zèbrent le ciel et Zeus descend sur terre, Alexandrie, Alex sans draps.

Il lance des éclairs sur les deux affamés qui finissent en cendre.

La petite boule de viande sur le sol retrouve son bras, ses jambes s'allongent, miracle !

Zeus c'était Claude François aux pouvoirs électriques.

Il réalise une chorégraphie devant Pierre abasourdi et disparaît aussi sec dans les nuages.

Les jambes de Joséphine ont pris de la hauteur, les bras restent petits, ça donne un aspect étrange. 

Notre protagoniste télévisuelle est heureuse, tout est pour le mieux, même si avec des membres supérieurs plus longs que ses membres inférieurs, il lui sera difficile de se gratter les pieds.

Kiroule la voit s'éloigner, juchée sur des talons haut.

Ce Ricardo a du coeur, l'histoire ne finit-elle pas bien ? 

Hélas ! Pas encore habituée à sa nouvelle stature, Joséphine s'emmêle les pinceaux et termine sa course la tête dans le caniveau.

Un moindre mal, vous ne trouvez pas ?

J'adore les histoires qui finissent bien en général.
Et c'est ça qui compte.

Ricardo Santiago, le 22 avril 2020

L’image contient peut-être : 1 personne
 

commentaires

Haut de page