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Les aventures de Toto Rhino

par chroniquesterriennes.over-blog.com 27 Septembre 2020, 11:23

Les aventures de Toto Rhino
Je me trouve très bien, très drôle, intelligent, bourré de qualités humaines, grand, pour tout dire.
Aujourd’hui nous sommes saisis d’une envie d’amour de soi.
Nous sommes dans notre propre admiration de nous-mêmes et sommes inspirés par un texte vraiment idiot.
RECIT :
Notre protagoniste, Toto Rhino, a vécu son enfance dans un milieu modeste, un père chômeur chronique et une mère pondeuse qui souhaitait réaliser le rêve de son mari, constituer une équipe de foot.
Elle n’eut, c’est une chance, que des garçons, cons mais choux comme tout…Quoique…
elle trépassa au bout du quinzième gamin. Pourtant, toute la famille était présente lors de l’accouchement avec petits drapeaux, écharpes, bobs, maillots, pour l’encourager sous les regards effrayés des médecins devant cette bande de dégénérés.
« Allez maman ! Allez ! »
Le père, malgré l’abattement dû à ce deuil qui n'arrangeait pas ses affaires, n’était pas peu fier de l’équipe de foot ainsi constituée, il enterra sa moitié dans le square au milieu de son îlot urbain sous les tirs de mortier.
Toto et les siens, dans leurs dix mètres carré, ne rigolèrent pas, se serrant les uns contre les autres en hiver, car le chauffage venait à manquer et se nettoyant dans les toilettes sur le palier.
Résultat ? Presque aucun des gamins ne fut footballeur, ils ne s’adonnèrent qu’à des jobs peu honorables et moins rémunérateurs :
Dealers, proxénètes, braqueurs.
Toto, notre héros, assistait chaque année, désabusé, à la mise en terre de l'un de ses frères dans le square au pied des sinistres HLM.
Toto, cependant, trouva un emploi stable et honnête, il comblait les trous dans les conversations.
Le soir pour arrondir ses fins de mois, il allait danser au Macumba club, pour les marins, des « porcs » qui ne pensaient qu’à boire, puis, il rentrait dans son appartement au son des balles qui sifflaient, des voyous qui s’écharpaient.
Il n’oublia jamais ses frangins, sa maman et son père qui s’était jeté du cinquantième étage en se prenant pour Superman, un slip par dessus son pantalon et une nappe comme cape, qui reposaient tout près de lui, dans le bac à sable des petits enfants pauvres et sales de sa cité pourrie.
Comme quoi il y a toujours une lumière au bout des couloirs des immeubles à loyer modéré et, tel le Lys de Brooklyn, Toto Rhino rassurait son entourage par son incarnation d'une vie droite en milieu tordu.
A suivre... Peut être. On verra.
Fin
Ricardo Santiago le 19 septembre 2020
L’image contient peut-être : plein air
 
 
 
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