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Bologne se désespère

par chroniquesterriennes.over-blog.com 18 Août 2012, 08:11

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Pendant que Bologne se désespère...La ville est prise de torpeur, les rues totalement vides.

 

La chambre respire la quiétude, intemporelle, des oiseaux s'animent dans un cadre.

 

L'homme à une cinquantaine d'années, il parle un français implacable même si parfois certains mots lui manquent.

 

C'est ici que je vais passer deux jours, dans cette alcôve louée par ce Monsieur charmant qui défend sa ville avec ténacité. Il s'offusque lorsque l'on parle des fastes de Venise qui font tant d'ombres à cette ville studieuse qu'est Bologne.

 

Il offre du vin rouge de qualité, un pétillant blanc sucré et un vin rouge avec des bulles..Au goût déconcertant.

 

Un bel accueil... Aucun supplément. Il m'indique quels édifices visiter, laudatif avec sa ville adorée.

 

Se perdre le long des arcades, visiter des églises qui de l'extérieur paraissent banales mais ouvrent sur des trésors renversants. Des peintures où démons et anges se livrent combat, des Christ efflanqués et torturés, des statuts d'argile de taille humaine.

 

Des arcades, encore et encore, colorées ou grises parfois. Bologne défiguré par des tagues qui insultent son passé.

 

On se perd, la ville dort, elle a été désertée par ses habitants...C'est comme ça au mois d'août.

 

On rentre fatigué de s'être égaré dans les dédales de cette cité gorgée d'histoire.

 

Bologne un peu réservée, cachant quelques secrets.

 

Un jour passe, le second promet d'autres découvertes mais tout a été vu, Bologne est une ville moyenne, dont on fait rapidement le tour. Cependant y goûter encore un peu n'est pas désagréable.

 

Notre loueur, sait que la prochaine étape est Venise, il n'y va jamais, sait que Venise est une dame courtisée bien plus que Bologne qui se languit.

 

Mais l'homme a un seul amour, c'est sa ville.

 

On se dit au revoir....Comme un présent il nous propose un dernier café.

 

Finalement je me demande si je n'ai pas plus été touché par ce monsieur généreux et passionné que par Bologne...

 

Non, c'est un peu injuste. C'est un tout. Un beau souvenir. La bouteille de blanc pétillant n'a pas été bue. Je l'emporte dans mes bagages. Je vais boire un verre à Venise. En l'honneur de Bologne, comme un pied de nez !

 

Ricardo SANTIAGO le 18 août 2012

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