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Epilogue

par chroniquesterriennes.over-blog.com 30 Novembre 2011, 06:30

 

Le claquement de la porte a été brutal, le voisin a jeté un œil furtif et moi me tenant penaud sur le paillasson comme un imbécile.

 

Je tapote et je minaude pour que tu me laisses entrer chez moi, euh, chez nous.

 

Mais tu fais la sourde d'oreilles, alors je cogne plus fort...J'essaie de me calmer, je tente de ne pas hurler et de ne pas déranger les riverains.

 

Visiblement tu fais vraiment la tête, on s'est disputé pour des broutilles, on a dû se dire des mots un peu durs, j'avoue parfois on exagère...

 

Je me dis que je vais prendre l'air et je reviendrai quand tu seras calmée.

 

Dehors, c'est l'été, ça ne pouvait pas mieux tomber, des plantes ravissantes et attirantes croisent mon chemin. Avant, sans doute, n'y aurais-je point prêté attention.

 

Je m'installe à une terrasse, une biche aux regard peu farouche me toise et je baisse les yeux intimidé. Mais, un besoin irrépressible se saisit de moi et je lève les yeux, un peu brillants d'une agitation inhabituelle.

 

J'avoue que des pensées déplacées viennent m'interpeller et elles me troublent.

 

je me jette à l'eau, balbutie quelques mots et se dessine sur son visage un sourire énigmatique et sensuel.

 

Des images défilent dans ma tête, disputes incessantes et lassantes, une histoire d'amour qui tourne au mélodrame, classique et ennuyeux et dont la fin peut s avérer cinglante.

 

Je ne sais pas...

 

Là, sous la voute bleu du ciel, seul m'importe les échanges avec cette ravissante inconnue.

 

 

Un signe amical et des promesses de lendemains rayonnants, on se dit au revoir.

 

De nouvelles pages s'écrivent, c'est inévitable, toi et moi, on va se retrouver.

 

Retour chez moi, déjà le jour tire sa révérence.

 

Quand je frappe à la porte, elle n'est plus fâchée, on se tombe dans les bras, on va pour un temps être en paix avant les prochains accrochages.

 

La nuit déploie ses habits ténébreux. La lueur des réverbères s'introduit dans la chambre, elle dort...Déjà elle n'existe plus et mes pensées courent vers cette princesse qui a investit ma vie.

 

 

 

Ricardo SANTIAGO le 30 novembre 2011

 

 

 

 

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