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CIEL MON MARRI

par chroniquesterriennes.over-blog.com 27 Janvier 2013, 10:58

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Blang !, la porte claque !

 « Ciel ! Voici mon mari ! » crie la donzelle à moitié nue, encore enivrée de la nuit passée avec son vigoureux amant.

Pour le coup et à l’instant,  le jules ne se sent pas bien du tout (6 lecteurs) !

A la hâte,  il tente de remettre son caleçon.

Cherche dans l'affolement, ses autres vêtements.

Son coeur est prêt à imploser, quant à l'épouse, elle vacille, tremble, sue  Helen ( référence, pour les plus vieux, à la série Dallas qui délasse ). 

L'alcôve est un chant de bataille, mon fils ma bataille, fallait pas qu'elle s'en aille.

l'hérétique  balance le préservatif dans les toilettes. 

Lui, récupère son pantalon, une chaussette par-là, une autre sous le lit. 

Le régulier s’attarde dans le salon sans se douter qu’en haut, c’est l’affolement. 

L’amant s’imagine sur  un champ au petit matin, le brouillard rampant entre les troncs des arbres, l'outragé, sabre à la main, pour un duel à mort.

Pourtant, l’époux ne devait pas arriver aussi rapidement. 

L’épouse pleurniche, presque. 

Point de sorties , si ce ne sont ces escaliers qui débouchent dans le salon où se trouve le conjoint ( par téléphone, rires, merci ). 

A genoux, l’amant commence à chanter un air d’Opéra !

Dehors, les oiseaux se taisent, admiratifs !

le mari n’entend rien, la femme s’étonne, fait des gestes désespérés pour qu’il la ferme. 

Mais lui, continue à faire vibrer sa glotte.

Les volatiles tapotent à la fenêtre, le traite est vêtu, il dépose un baiser sur la bouche de la belle interloquée, puis, les ailés s’en saisissent  l’emportant  là-haut.

L'époux ( sur la tête, rires, merci )  apparait, elle ferme la fenêtre et sourit bêtement…

Elle est passée bien prêt d’un drame.

Le tourtereau, lui,   flotte dans les nuages, tout en fredonnant sans discontinuer.

Il est retrouvé mort, écrasé plus bas, sans doute était-il un peu trop pesant. 

Les pauvres oiseaux ont dû le lâcher.

Comme quoi il n’est jamais trop bon de s’envoyer en l’air.

 

 Texte   Protégé Copyright © 2013 Ricardo SANTIAGO

 

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