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La laine fraîche...

par chroniquesterriennes.over-blog.com 14 Juillet 2012, 13:08

 

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Samedi, si ça me dit je vous raconte ma journée de vendredi et si ça me dit pas, je ne fais rien.

 

Non, non...Ne me zappez pas, pitié...Je ne souhaite pas vous ennuyer...Je vais vous raconter des trucs drôles ??? Quoi vous n'avez pas le cœur à rire ? Mais si ! Je suis un garçon spirituel qui arracherait un sourire à un croque mort.

 

Alors, vendredi, je mange des sardines, l'odeur du barbecue fait hurler mes voisins, surtout à 9H du matin.

 

Je les plonge, les sardines, dans mon bol de Ricoré et ainsi commence bien la journée.

 

Je sors du réfrigérateur un camembert Le Petit, mille fois primé et je badigeonne une tartine de cette délicieuse croûte.

 

Je me lave les dents, des petites billes de fraîcheur explosent dans ma bouche chassant les mauvaises odeurs.

 

Sur le quai je rencontre Marcel, je m'approche de son visage pour qu'il sente mon haleine mentholée (la laine douce). Des jeunes filles s'approchent par l'odeur alléchée et me tiennent à peu près ce langage.

 

« Que vous êtes joli, que vous me semblez beau, si votre haleine se rapproche de votre ramage »

 

Marcel qui est très pieux, évite sa femme au pieu, fait le signe de croix.

 

Les demoiselles m'entourent de leur affection. Il s'agenouille sur le quai et implore le ciel (mon père qui êtes osseux).

 

C'est un véritable intégriste briard.

 

Je prends les numéros de portable de mes nouvelles amies, je ne veux pas laisser Marcel qui se flagelle et me colle une honte internationale.

 

Dans le train, il pleure, il prie, il psalmodie, je me cache comme une autruche qui plonge la tête sous terre.

 

Il sort sa bible, tu ne tueras point (virgule), la fornication tu ne feras point (sauf samedi et dimanche)...Au fond du train, mes copines me font des signes de la main, rigolent bêtement.

 

Et moi je dois supporter Marcel qui commence à me faire flipper grave.

 

Il veut m'entrainer dans une église à l'arrivée à la gare, je refuse et je cours comme un dératé.

 

Nonobstant, les petites bulles continuent à agir dans ma bouche..Comme l'air pur des hautes cimes qui m 'emporte loin loin, si loin de Marcel et de ses délires.

 

Ricardo qui a fait court et espère plus de 30 lecteurs, Santiago...Go ! Go !

 

Le 14 juillet 2012

 

 

 

 

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