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Laurier 2....Le retour.

par chroniquesterriennes.over-blog.com 16 Juin 2012, 21:49

 

Calé sur son déambulateur, jumelles visées sur les yeux, le sémillant vieillard observe son latin voisin qui semble s'être enfin décidé à couper ses lauriers.

 

Muscles bandés, corps d'athlète, huilé, il brandit l'alligator, mixte entre une pince et une tronçonneuse.

 

Le vieux jubile, ces satanés lauriers vont enfin disparaître, bruit pétaradant la machine de mort s'avance vers les lauriers qui déjà tremblent.

 

C'est alors que de ses jumelles, le cacochyme voit apparaître des sirènes pétillantes et sexy.

Elles se dirigent vers l'apprenti bucheron, elles miaulent, lui retirent sa chemise à carreaux.

 

Puis alors que le suspens est à son comble, la joyeuse troupe disparaît pour de mystérieuses circonvolutions.

 

Le papy rage de ne pas voir ces fichus lauriers découpés en rondelles. Au moment où il perd espoir, voici le voisin de retour, chemise en lambeau mais prêt au combat.

 

La machine vrombit, le ciel s'assombrit, les éclairs zèbrent le ciel et tombent des trombes d'eau.

 

Le massacre n'aura pas lieu, notre vieux de fin d'année, est prêt à exploser, va-t-il encore longtemps supporter ces lauriers qui se dressent impudents ?

 

La pluie cesse brusquement de se déverser et le tonitruant alligator va enfin mordre ces maudites plantes vivaces.

 

Un premier laurier tombe, le vieillard jubile, un deuxième, il exulte....Un troisième, il n'en peut plus de joie, on dirait apocalypse now...

 

Son cœur bat à tout rompre, c'est trop beau cette végétation qui s'écroule face à ce vaillant bucheron néophyte.

 

A l'intérieur de la maison du voisin découpeur de haie, ses amies lui font des signes amicaux, il leur sourit en débitant des troncs.

 

Le grand père danse avec son déambulateur, les lauriers sont terrassés un à un, c'est trop de jouissance, trop de rudesse pour le palpitant de papy qui s'écroule, raide mort...

 

Les lauriers se gaussent, éreinté le bucheron est entré se reposer...Sans doute s'arrêtera-t-il là (ou las).

 

Les lauriers ont encore quelques belles journées devant eux...

 

 

Ricardo SANTIAGO le 16 juin 2012

 

 

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