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MARDI MATIN !

par chroniquesterriennes.over-blog.com 30 Novembre 2010, 07:06

La  stéréo câline l'alcôve. 

Les quatre saisons de Vivaldi en fond sonore. 

Doucement, mes rêves se dissipent. 

Il est onze heures du matin. 

Je jette un oeil sur mon lit au matelas moelleux, une fille rencontrée le soir même dans un bar,  ronronne, comme une petite chatte.

Comblée par une nuit d'amour, elle tutoie les étoiles !

Telle une vedette, descente de mes escaliers en marbre !

Parfois, ça me pèse d'être aussi aisé, issu d'une noble famille de rentiers qui gagnent de l'argent sans rien réaliser !

Après avoir traversé une vingtaine de pièces avec mon GPS, je parviens dans ma cuisine spacieuse à l'ameublement  en  bois précieux !

 Là, nichée bien en sécurité, à l'abri de la lumière et des outrages du temps, ma Ricoré chérie !

La blonde, pas si endormie que cela, s'est jointe à mon petit déjeuner.

La bougresse toise gourmande ma boite argentée, détenant la précieuse poudre magique qui me donne tant d'énergie.

Je serre ma Ricoré comme un enfant à qui on veut voler son jouet et devant mon air agressif, elle se contente d'un café classique.

Comme chaque matin, le même cérémonial, le bol dans lequel je fais couler du lait UHT, chaud mais pas trop, deux cuillères à soupe mais juste ce qu'il est nécessaire de l'inestimable nectar et trois sucres  de canne...

Instant bonheur, l'ami du petit déjeuner et moi !

La coquine fait des effets de jambes, sa nuisette en soie dessine des plis, ignorant ses appels désespérés, son regard concupiscent, sa lascivité de féline, nous (moi et moi) sirotons le liquide fumant !

Rien ne peut me détourner de ce moment, pas même une créature visiblement troublée par mes muscles avantageux, ma chevelure soyeuse et docile, mon regard de braise...

Pourtant tout a une fin !

Le bol est si triste, vide. 

La sirène a posé un baiser sur mes lèvres, cédons à ses caprices afin de lui apporter satisfaction !

C'est alors, que la radio déverse dans mes conduits auditifs, la dernière chanson de Michel Sardou, ma femme ronfle, levé en sursaut, mon pied écrase la queue du chat qui pousse un miaulement de douleur !

J'emprunte mon escalier mité, arrive, déjà, dans la cuisine, où règne un  chaos indescriptible !

La porte du placard me reste entre les mains...Pauvre de moi ! 

Mes cinq enfants et leur mère ( du moins ce qu'il en reste) débarquent !

Verdun au matin levant avec pour bouée de secours mon bol de Ricoré !

Ricoré Santiago, euh, non Ricardo SANTIAGO (parce que je le vaux bien)...

Texte protégé Copyright © 2014 Ricardo SANTIAGO

 

MARDI MATIN !

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