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Nostagie 2

par chroniquesterriennes.over-blog.com 1 Juin 2013, 08:23

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J’ai cherché les moments du passé, l’empreinte de  leurs pas, leur parfum, la brillance dans leurs yeux.

J’ai remué ciel et terre pour les retrouver mais ils étaient tous partis.

Dans ce square,  je jouais au ballon avec mes camarades,  le sable tourbillonnait, il ne reste ici que des inconnus.

Dans cette rue, la poupée au visage de porcelaine m’a tenu la main, j’aurais préféré un baiser, mais je n’ai fait qu’échafauder des histoires dans lesquelles j’étais son chevalier.

Sur le rebord de cette fenêtre je revois les amis d’une époque achevée, je fais un signe à ma mère, je ne veux pas rentrer tout de suite.

J’ai un peu honte, je ne suis pas habillé à la mode, je passe devant cette discothèque où je baissais la tête pour y entrer sous le regard sévère des videurs. Il y a fort longtemps.

Mes meilleurs copains, un algérien, un juif, Belleville  où je traine mes rêves, les amours que je m’invente, les conversations qui n’en finissent pas.

Je ne vous vois pas, adieu donc…Rires, incertitudes, tristesse, je n’arrive pas à arrêter le temps qui efface petit à petit les traces du passé.

Gare d’Austerlitz, on va passer encore la nuit assis dans le train  avant d’arriver enfin à Barcelone, nul ne nous tend les bras, ne devrions-nous pas repartir ?

Puis finalement on reste, je découvre toute cette famille,  doux moments, je suis un peu amoureux de mes cousines.

Je crois qu’on m’aime un peu ici, je ne veux plus retourner à Paris, je veux rester  avec vous, c’est si dur, si vous saviez !

Ils sont sur le quai, sœurs, frère, je ne peux pas rester encore un peu ?

Le train s’éloigne, je me retrouve avec ma mère, loin si loin d’eux que bientôt je ne verrai plus.

Mon Dieu ! Qu’est-ce  cette nostalgie qui me broie ?

Je fuis mais mes souvenirs ne me quittent pas, je fais avec.

Aujourd’hui ces événements m’ont construit, je les balade dans mon esprit. Je respire profondément. Je vais continuer  à remplir le coffre de mes émotions pour lorsque je serai vieux les ressortir, pleurer puis à tout jamais partir.

Ricardo SANTIAGO le  1er juin  13

 

 

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