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Où en étais-je ?

par chroniquesterriennes.over-blog.com 28 Juillet 2011, 20:40

 

A l'époque j'étais jeune et beau (ou beau et jeune c'est comme vous voulez) , inconscient, pas très ambitieux, quoi que si, je voulais gagner au loto.

 

Bon, bon...Bref j'avais un emploi où je passais mon temps à me promener...Un jour, je croisai le regard d'une jolie fille, yeux bleus, teint pâle, guère plus d'un mètre soixante, menue et mariée.

 

Enfin c'est ce qu'elle disait mais je n'ai jamais eu le bonheur de rencontrer son mari.

 

Cela commence bien ? L'endroit où je travaillais était essentiellement composé de femmes d'âge qu'on dit pudiquement mûr. J'étais le seul homme.

 

Toutes ces femmes se détestaient cordialement et c'est moi qui arbitrait leurs combats au goût de fiel et de médisances et autres amabilités qui apportaient un zeste d'originalité à mon environnement de labeur.

 

Par la fenêtre de mon bureau je voyais se dresser un immeuble en verre, on y voyait tout, notamment les secrétaires qui se faisaient caresser les cuisses par des chefs sans doute lubriques.

 

Moi j'étais un saint homme apportant la bonne parole, notamment aux dindes qui se balançaient des coups de bec à longueur de journée.

 

Où en étais-je ? Oui donc dans la rue, une belle blonde....

 

Parfois, il y avait des réunions, c'est moi qui installais les tables, qui préparais les salles, tranquillement..Lors des réunions on ne croisait que des hommes.

 

C'était des hommes d'affaire, somme tout assez sympathiques avant qu'ils ne veuillent me licencier, ils devaient avoir une bonne assise sociale, des responsabilités...et des épouses.

 

Qui sait des maitresses...La belle vie. Moi je m'en moquais, j'étais une âme pure, les pieds à quinze centimètres du sol et une auréole que j'astiquais fréquemment pour qu'elle brille..

 

Mais ne vous parlais-je pas d'une créature croisée dans la rue..Je m'égare. Je l'ai invitée à prendre un café. A l'époque le café était moins onéreux qu'aujourd'hui. Elle m'a parlé de sa vie et moi de mon existence où je passais mon temps à faire traverser les vieux, porter les sacs des vieilles, raconter des histoires aux enfants, distribuer ma paie aux SDF, moins nombreux à cette époque là.

 

Je crois qu'elle a été touché par cette bonté, cette absence de haine, ce coté humble (Ricardo à vendre pas cher).

 

Elle a déposé un baiser sur mes lèvres, les siennes étaient douces et j'ai jeté mon auréole au dessus de ma tête.

 

Par la suite, nous nous sommes beaucoup vus , beaucoup de cafés, plus d'argent à donner aux mendiants qui ne m'aimaient plus.

 

Mais ???? Je vous ne parlais pas de mon ancien boulot, où....

 

Ricardo SANTIAGO le 28 juillet 2011

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