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Pour quelques instants.

par chroniquesterriennes.over-blog.com 11 Septembre 2011, 14:25

Si nous partions loin, fuyant la grisaille ? Laisse ton ordinateur, il ne va pas s’échapper, tu le retrouveras à ton retour.

 

Là-bas, le soleil est omniprésent, les plages sont faites d’un sable d’une douceur incomparable, la mer nous appelle, elle est tiède et accueillante.

 

Les pieds en éventail on regardera le spectacle de la nature au-dessus d’une voute d’un bleu éternel. Les tours de béton ne seront qu’un vague cauchemar, la folie des cités qu’un souvenir lointain.

 

Chaque jour sera une fête, musiques et danses, nous serons tous exceptionnellement beaux et désirables, un paradis sur terre en somme.

 

Nos histoires seront d’une vacuité profonde, rien à faire,  enfin si s’éclater pour terminer au petit jour, complétement vidé sous l’œil des palmiers indignés, sous les sarcasmes des perroquets.

 

Pendant ce temps, à l’autre bout de la terre, les métros seront bondés, les gens pressés et fatigués, usés par leur vie faite de tumultes incontrôlables.

 

Le soir ils rentreront chez eux, énervés, ils regarderont leur télé où défilent des horreurs du quotidien et la bêtise à taux plein.

 

Nous nous observerons le reflet de la lune sur les eaux opaques et mystérieuses d’une mer étrange et devenue inquiétante.

 

Mais tu ne m’écoutes pas, tu continues tes tâches, je t’envoie mille signaux mais la vie n’est pas une comédie où l’inconscience fait son nid.

 

Je m’éloigne, je te laisse, je prends le métro, je m’installe dans un coin, je ferme les yeux, je disparais comme par magie, je te prends par la main, je t’arrache à l’écran de ton ordinateur. Ce n’est qu’un rêve.

 

Je suis un simple individu parmi tant d’autres, pour m’échapper de l’enfer du feu de nos angoisses, je m’invente des contes où les paysages sont imposants et fascinants, où nul ne vient déranger les amours qui s’épanouissent.

 

Laisse-moi m’envoler rien  que quelques instants.

 

Ricardo SANTIAGO le 11 septembre 2011

 

 

 

 

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