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Vacances feuille 5, la fin...

par chroniquesterriennes.over-blog.com 4 Août 2012, 11:28

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Le lendemain, j'étais encore nimbé de la journée de la veille. J'avais l'impression d'avoir sur mes mains encore l'odeur de son parfum.

 

Choupette faisait la belle, les vacances lui réussissaient bien, elle ne comprenait pas cette mélancolie qui me collait à la peau.

 

J'aurais du être heureux mais ça n'était pas le cas, quelque chose me poussait vers des rives sombres et un rien tragiques.

 

J'avais son adresse, sur un bout de papier, je devais y aller, la revoir...Elle s'était éloignée éthérée, fragile, elle avait jeté un dernier regard, un sourire énigmatique.

 

Je veux bien m'éteindre aujourd'hui mais ça sera dans ses bras. Un dernier soupir plongé dans la mer de ses yeux. Une éternité avec elle, sans ailes, peu m'importe.

 

L'air me soufflait qu'aujourd'hui serait plein d'espoir et de joies, que cet amour serait indéfectible.

 

J'ai marché, un peu, j'ai cherché cette adresse, j'ai demandé aux gens pour ne pas m'égarer et arriver plus vite.

 

Lorsque je suis parvenu enfin à l'endroit qu'elle m'avait indiqué, je ne savais que penser, j'étais perdu, confus. S'était-elle joué de moi ? Ca ne pouvait être ici.

 

Pourtant poussé par je ne sais quelle motivation, je suis entré, accueilli par des portes massives, décor impressionnant où un silence lourd dominait, Seigneur de ces lieux.

 

J'ai traversé cet immense espace, pris de doutes, d'angoisses et puis un peu par hasard j'ai trouvé.

 

Il faisait chaud dehors mais j'étais enfermé là, à l'ombre de cette chambre où je me noyais dans mes larmes. Les gens étaient heureux au bord de la piscine et moi je m'enfonçais dans une tristesse abyssale.

 

Sur le sol un bout de papier, je m'en saisis, j'allais le jeter..Un geste banal, mécanique, des mots étaient griffonnés.

 

Je me mis à lire, doucement, à haute voix.

 

« Je sais que tu as du être surpris et sans doute en colère. Mais si je suis revenue, c'est pour toi. Il ne faut dans la vie, jamais vivre de regrets. Il faut pouvoir se retourner sans laisser derrière soi une quelconque frustration. Tu te souviens comme moi de ce jour, où nous aurions du nous embrasser, vivre notre amour pleinement. Nous avons laissé échappé cet instant. C'est resté en moi, tout le long de ma vie, on m'a offert cette possibilité de revivre notre histoire et d'en écrire la fin. Maintenant, tu peux te retourner et te souvenir de moi, comme je me souviens de toi. Notre amour n'était pas une futilité. Mais, tu le sais, on se verra pas avant un moment, sans doute un long moment. Sors dehors ne laisse pas la vie s'enfuir, il y a d'autres amours qui t'attendent, ne gâche pas ton existence. Tu sais que je t'aime »

 

Maintenant je n'ignore plus rien...J'ouvre les volets, le cœur un peu lourd mais la ciel m'inonde de bleu, le soleil me caresse, non ! mon amour, je ne laisserai pas de regrets derrière moi...

 

Ricardo SANTIAGO le 03 août 2012

 

 

 

 

 

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