Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vogue le navire, II (Barri au mois de mai)

par chroniquesterriennes.over-blog.com 7 Mai 2013, 06:11

P1030048

Première étape, Barri (Italie), je vais voir des iles et des ailes pendant tout le voyage. Les ailes des anges. Comme dirait un chanteur connu en des temps immémoriaux, je cite : «  A Barri à vélo, on dépasse les autos ». Quelques esthètes de la variété française, vont me taper sur les doigts et m’informer avec véhémence qu’il ne s’agit pas de Barri dans la chanson mais de Paris et qu’il serait de bon ton de nommer l’auteur, Joe Dassin ! Pardon donc à mes amis mélomanes. Me voici débarquant aux bras (j’en ai deux m’informe-t-on)  de deux nanas Nipponnes, ni mauvaises rencontrées au restaurant du navire dans lequel je me trouve depuis dimanche 28 avril  (oui fallait suivre, je continue mon récit. Zouuu au piquet !).  Avec ma carte, tout inclus, je me la pète grave et je drague à moindre frais.  Là, j’avoue j’ai un peu profité de l’occasion. En effet au restaurant, les demoiselles étaient en compagnie de bonhommes (leur père) qui levaient le coude avec un dextérité exemplaire, alignant les bouteilles de vain, devin ?, de vin.. Comme j’aligne mon linge sur mon balcon. Comme je suis un mec bien et que je ne peux pas saquer (non je ne parle pas de la boisson) les alcooliques fussent-ils anonymes qui montrent le mauvais exemple à d’innocentes créatures, je suis intervenu pour sortir les jouvencelles des griffes de leur paternels dégénérés. Accessoirement j’ai fait l’amour toute la nuit au grand désespoir de mes voisins de cabine, s’imaginant visionner le dernier Emmanuelle ou histoire d’Ô sponsorisé par Evian mais pas Boris. Un peu éteint, me voici (enfin) à Barri. Je prie d’église en église, admire les trottoirs qui luisent, j’apprends le Nippon qui je vous l’avoue n’est pas une langue aisée. A la fin de la journée, je maitrise le japonais (comme quoi) et j’oublie Barri, ses quelques grandes églises et ses trottoirs qui  brillent, un peu comme moi qui du coup suis trilingue. Dans le navire, les papas courroucés m’attendent avec leur sabre, font des pirouettes et tombent dans l’eau, c’était bien la peine d’en faire autant. Je crois qu’ils sont encore ivres et je rigole de les voir tenter de rejoindre le navire qui s’éloigne à la nage. Je me lasse de mes compagnes qui balancent des bouées dans la mer pour sauver leur père..Un père et gagne en somme !

Ricardo SANTIAGO le 07 mai 2013

commentaires

Haut de page