Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Être

par chroniquesterriennes.over-blog.com 15 Juillet 2017, 17:53

Être

Je souris....Pourtant,pas envie ! Mais la pudeur m'impose cette posture artificielle. Qui se soucie que je pleure ou que je ris ? La mer caresse le ciel énamouré. Sur mon banc tout blanc, je cherche une raison de m'accrocher à cette existence. Trahi, trahi, merci ! En qui croire ? Je m'interroge matin et soir. La poupée de cristal se fissure. Son regard se drape de nostalgie. Que faire ? Je joue la légèreté, pourtant mon coeur est de plomb. Rien ne l'amuse. Mes pitreries l'agacent. Dans l'alcôve, je me réfugie, dans mes rêves, je fuis. La réalité se dérobe, un peu, pour quelques heures de répit. Puis, le jour m'interpelle pour une nouvelle journée que j'espère peut-être plus belle. Comme un enfant, je bouche mes oreilles aux mauvaises nouvelles. Mes doigts s'agitent sur le clavier de mon PC, gribouillant des univers chaotiques dont je suis le héros bien malheureux. Comment s'extraire de cette spirale infernale ? La grande âme rongée par des agonies sans fin, s'éteint. Pin ! Pon ! Pin ! Appelez les pompiers qu'ils viennent la sauver. Accablé, je vais à l'église, prier. Impossible de me confier à mes enfants qui ont d'autres priorités, qui sait si Dieu saura m'écouter ? Des anges de pierre sont figés dans des postures étranges et fascinantes. Leurs regards cherchent une lumière puissante et invisible, éclat aveuglant, annonciateur de la venue d'un Seigneur tout puissant. Des pas raisonnent dans un silence glacial, des bougies scintillent telles des âmes égarées. Un frisson me parcoure, mes mots se mêlent, se mélangent, la démence s'empare de moi. Dehors, le matin blême s'est effacé laissant l'azur serein dominé les cieux. Une bouffée d'optimisme secoue mon être. Être ou ne pas être ? Je préfère être que de me laisser faiblir puis mourir. Les gens semblent réjouis, les demoiselles font frémir leur jupe, les yeux pétillent. S'impose la nécessité grandissante de prendre mon destin en main avant qu'il ne chavire. Sur un tapis de pétales de roses inondant la pièce de leurs arômes parfumés, mes lèvres rencontrent les siennes, doucettement, pour un baiser réparateur. Les jérémiades sont jetées dans les marécages de l'oubli. Mon destin est balisé, j'avance comme elle me l'a si souvent préconisé, chassant les scories inutiles qui polluent mon esprit. Des lueurs d'espérance trouent les barrières sombres des craintes qui flétrissent.

Texte Protégé Copyright © 2017 Ricardo SANTIAGO

commentaires

Haut de page