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IL FERA JOUR DEMAIN

par chroniquesterriennes.over-blog.com 28 Avril 2017, 08:44

IL FERA JOUR DEMAIN

Pour nous sauver, chasser nos maux, des mots, magiquement, pourraient changer le cour de notre récit ?

Je cache ma veste en cuir, de crainte que le monstre tapis dans l’ombre ne la lacère.

Cette figure, qui ne surgit que lorsque l’acrimonie fait son nid au sein du foyer, transforme chaque protagoniste en bête sauvage.

Les sentiments amoureux se sont éteints, les flammes de l’animosité me brûlent.

La maison n’étant qu’artifices, la saveur sucrée des dimanches ensoleillés a fait place à cette chape, polaire et lugubre.

Les meubles grincent, l’escalier gémit; entre deux esclandres, des portes claquent.

La grande âme retrouve enfin son souffle après une nuit à caresser les étoiles.

Dieu, que de sentiments contradictoires face à mes humeurs fluctuantes !

Après des jeux " drôles, des éclairs viennent zébrer le ciel bleu de nos espoirs.

Pauvre de moi ! Je ploie sous le poids d'incertitudes redondantes.

Alors ?

Je pianote sur mon ordinateur.

Clic ! Clac ! Clic ! Clac ! font les touches tandis que sur l’écran s'affichent des lettres.

Mises bout à bout, elles dessinent mon histoire; j’y épouse un point de vue léger, comme pour me délivrer de ma geôle cauchemardesque.

Il était une fois moi, refusant de grandir, déambulant maladroitement au fil de mon existence.

Gaffe après gaffe, mon univers sombrait dans le chaos, lentement mais sûrement.

Nous constations, moi émoi, affligés, les conséquences dramatiques de mes actes.

Un jour de printemps, clément, J’allais croiser un être fascinant, perché sur des hauts talons.

Femme fatale, cheveux coupés à la garçonne, elle paraissait sortie d'un roman des années folles.

De son visage se dégageait cet étrange mélange de douceur teinté d'autorité qu’accentuaient deux yeux de jade, vous happant dans l’instant.

Sa bouche était finement ciselée, promesses de mille frivolités.

Du calme !

Le soir, sous le regard goguenard de la lune, j’ai souvent fait le pied de grue, face à la porte close des envoûtements perdus.

Hum ?

Bientôt, je m’en irais sombrer vers d’autres couches accortes où mon âme vibrerait et me crierait " Tu es vivant !".

Poum ! Poum ! Je n’en étais guère plus heureux, cherchant toujours ma perle rare, celle qui me gribouillerait un amour éternel.

Se sentir, tout doucement, pousser de divines ailes, pour mieux survoler la grisaille.

Et, c’est précisément à cet instant qu’elle est apparue.

Nous avions en commun ce même amour de la littérature, de l’écriture, de la musique, et patati et patata…

Nous nous plûmes sans prise de becs !

Nous vécûmes heureux et eûmes beaucoup d’enfants

Non !

Nous avions fait le plus gros du travail avec d’autres partenaires, dommage !

Des années plus tôt, nous nous étions croisés au Rex Club, sans nous voir !

Néanmoins, nez en moins, dirais-je, nous avions cette maturité nécessaire pour ébaucher un récit intelligent et passionnelle.

Nous courions d’hôtel en hôtel, laissant la fragrance de nos ébats, des ébats et forcément des hauts !

Dans nos sphères personnels, nous vivions l’enfer et la damnation, blessés, meurtris, nous soignions nos plaies à la lueur de bougies.

J’aurai encore beaucoup à vous narrer mais… Il fera jour demain !

Texte Protégé
Copyright © 2017
Ricardo Santiago

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