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L'AUBE DOULOUREUSE

par chroniquesterriennes.over-blog.com 17 Juillet 2018, 18:55

L'AUBE DOULOUREUSE

C’est l’automne, effervescence, fin des vacances.
Au revoir !
Pieds en éventail, amours d’été, plages bondées, soleil qui nous irradie, corps bronzés, danse de l’été.
Bye ! Bye ! Siestes réparatrices, cocktails où dansent des glaçons.
Tchao ! Chant des cigales que rien n’égale, poses cafés, peaux hâlées, sirènes qui se déhanchent sur des tubes endiablés !
La morne saison nous gratifie de son manteau de grisaille.
Enterrement en première classe !
Des souvenirs de bonheurs éphémères emplissent nos cœurs.
Nos oreilles sont encore bercées pas la douce mélodie des vagues s'échouant sur le sable.
Sur mes lèvres subsistent le goût de friandise que tu as déposé.
La fragrance de ton épiderme fait tressaillir mes mains abandonnées.
Mon âme réclame sans fin ton souffle protecteur qui m'enveloppait.
Dans les ténèbres, pas la moindre étincelle de ce regard azur qui me subjugue.
Les draps supplient ton retour, en vain.
Des cartes postales sont déposées sur la table de chevet, paysages figés, couleurs délavées.
Le portable ne frémit pas, l'attente est lancinante.
Des larmes de nuages serpentent le long des fenêtres.
Les minutes s'égrènent, les heures, les jours...
L'absence de mon amour d'été enserre mon coeur d'une sourde douleur.
Fin août , l'automobiliste est énervé , le véhicule qui le précède n'avance pas assez promptement à son goût.
Accélération, il le dépasse.
Tu vas me rejoindre, rien ne peut arriver quand on est heureux.
L'image de nos étreintes est vivace, flots de plaisirs jamais anodins.
Cette fois, cette passion ne sera pas un feu de paille.
La faucheuse ricane quand les deux voitures se percutent dans un froissement de tôle brutal.
Les meubles sont plaintifs, les corbeaux se régalent des tourments.
Un courant d'air me frôle, comme une caresse de l'au-delà.
Je murmure ton prénom, posture recroquevillée, mon regard se perd dans l'abîme, tu ne reviendras pas.

Ricardo SANTIAGO
Texte Protégé Copyright © 2017

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