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LA VIE CONTINUE

par chroniquesterriennes.over-blog.com 5 Avril 2018, 17:38

LA VIE CONTINUE

Je viens en paix, dans ce studio banal dont tu as fait une oeuvre d'art !
Toujours surfant sur les volutes de tes cigarettes, attendant de moi, une ébauche de contrition.
Dehors, le vent m'a mordu, les gens m'ont bousculé, empêchant une quelconque méditation.
Je range ma veste prestement afin de ne point te courroucer.
Mes chaussures sont déposées à l'entrée, toutes les précautions ont été prises.
Un baiser sur tes joues, princesse d'argile, doux ! Doux ! Si doux !
Une odeur parfumée de café flotte entre les murs immaculés.
Promptement, tu te lèves du lit, maussade, prête à fondre sur moi.
Tripotant mon chapelet, je prie contre l'orage qui va s'abattre.
Un ange passe, comme souvent en ce lieu.
Un frisson parcoure mon échine, le céleste lignifie prestement le décor.
Certainement, cet archange a-t-il senti que le récit pouvait tourner à l'aigre.
Guerres de tranchées, apostrophes assassines, l'attirail peut, à coup sûr, vous laisser sur le carreau.
Sa robe fendue laisse échapper sa jambe, ma tension grimpe.
Ingénu, ma main tombe sur cette offrande, son visage s'apaise.
Depuis quelques jours, je navigue en terrain miné.
La prima Dona s'est brisée les ailes en s'égarant dans l'obscurantisme.
Points d'interrogation à mille questions dont les réponses tardent à venir.
Pourtant, j'ai tatoué son prénom sur mon épaule, pourtant je crie son nom partout.
Pourtant, je m'épuise devant mon ordinateur pour lui inventer des romans à l'eau de rose.
Pourtant, ma plume est asséchée d'écrire tant de poèmes avec autant de " je t'aime".
Pour terminer, à cet instant, je lui présente un cadeau divin, des larmes de perles.
Visiblement, touchée en plein coeur, vacillante, elle s'en retourne s'allonger sur sa couche.
Les rideaux s'écartent de la fenêtre, s'en va le messager.
J'approche de sa bouche, son souffle chaud m'emmitoufle, fondent les incertitudes.
Les aiguilles de l'horloge ont stoppé leur course folle.
Soudain ? Une lueur aveuglante nous étourdit.
Combien de temps sommes-nous restés allongés l'un contre l'autre, mains liées ?
Les gens qui tourbillonnnent fébrilement autour de nous nous divertissent.
L'image de nos enveloppes charnelles semblent les intriguer.
Nous survolons les rues ruisselantes où nous croisons l'indifférence.
Ma merveille sourit devant la vacuité des fourmis pressées de se noyer dans mille vicissitudes.
Dans les bars, l'alcool coule à flot, brouhaha, sourires, rires, la comédie de la vie !
Le spectacle est finalement sans intérêt, l'acrimonie ce n'est pas jolie.
Le passage nous conduit vers l'immortalité, je t'y laisse m'y entrainer.
Bruine, logique, dans ces moments-là…
Ta famille, tes amis, sont présents.
Champignons, parapluies, le temps accompagne les tourments.
Dans la foule, je reconnais les miens, c'est lugubre, impossible de les approcher.
Inutile de hurler à quel point nous les aimons.
"A bientôt mes amours !"
Mon coeur va exploser, affolé; mon regard se porte sur l'environnement.
A mes côtés, ma belle au bois dormant, n'a pas perçu la peur qui m'avait assailli.
Nous sommes vivants !
Rien qu'un songe étrange !
La vie continue…

Texte Protégé
Copyright © 2018
Ricardo SANTIAGO

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