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LES CHRONIQUES DE RICARDO 207

par chroniquesterriennes.over-blog.com 25 Juillet 2019, 17:47

LES CHRONIQUES DE RICARDO 207

J’ai posé mon cerveau juste là, sur la table.

Une espèce de conscience me pousse à écrire malgré tout, avec ou sans cette masse gélatineuse.

Aujourd’hui, pour ne pas changer, nous eûmes droit au magma d’informations plus déprimantes les unes que les autres.

Dans le train, le métro, les gens étaient étrangement accoutrés, l’été rend moche En révélant ce qui ne devrait pas l'être, parties du corps, poils aux pattes et mauvais goût de style, d'allure, de tout.

Un nain à la peau sombre est passé juste devant moi sur le quai de la station Gare de l’Est.

Il avait une casquette en paille et des petites jambes et il courait, courait…

Le spectacle était amusant, attendrissant presque, surréaliste.

Assis sur la banquette, mon regard se baladait entre des filles aux jambes nues et croisées, des bonhommes fatigués et un gamin qui tentait d’ignorer sa mère en tong et chaussettes, trop la honte !

Ce matin, je portais mes valises sous les yeux.

Les trajets commençaient à me peser et je chantais mon désespoir comme les esclaves dans les films américains.

Ils fredonnent vraiment avec classe, dans les champs, courbatus, éreintés en rythme avec les coups de trique. On ne dira jamais assez le charme envoûtant des percussions.

Pourquoi ces images émergeaient-elles ainsi ? Serais-je devenu un esclave des temps modernes ?

Un androïde obéissant parmi d’autres robots pour être vrai ?

Comme une bulle de savon, mes idées torturées furent évacuées au terminus.

Chemin faisant, pour m’évader je songeais à cette purge de long métrage : le Grand bleu avec des chaussures noires.

Certainement l’appel du large, l’air salin, le ressac, le ciel bleu, les poissons d’avril ou plutôt de juillet et ce héros dépeint à la truelle, qui plonge puis remonte à la surface pendant deux heures trente déguisé en grenouille.

Lors de la vision de ces images soporifiques, je n’avais qu’un désir : qu’il se fasse boulotter par un requin, ou attirer dans les fonds marins par une pieuvre lubrique qui jouerait de ses tentacules (si la tante accule, danger).

Bref….

Je vous embrasse, on se retrouve demain pour de nouvelles chroniques. Là, j'ai trop sommeil.

Ricardo Santiago, le 25 juillet 2019

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