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MA VIE 85

par chroniquesterriennes.over-blog.com 18 Juillet 2018, 08:31

MA VIE 85

Il fait lourd , les filles délicieusement vaporeuses exposent leurs longues jambes.

Nous transpirons.

Pour palier à notre dessèchement corporel, nous buvons notre eau minérale en bouteille.

Hydratation des couches inférieures et supérieures...De nos corps.

Je tiens par coquetterie à conserver un visage juvénile.

Exposition au soleil, prohibée, et crème de soin chaque matin sur mon épiderme.

Résultat à un certain âge ( Un âge certain ) j'en fais dix de moins.

Prétentieux ! Va !

À Paris, Mademoiselle I et son papa se promènent.

Le père c'est Moi et la paire, y en a pas deux.

Marcher, au moins huit kilomètres par jour est nécessaire pour affiner ma silhouette qui s'empâte de chez Panzani.

Le Challenge d'aujourd'hui en réaliser neuf ( de Pâques ).

Ma fille me suis péniblement.

Elle, c'est la tête et moi les jambes.

Marcher sur la tête, ça ne fait pas avancer, évidemment.

Elle a faim ....

Va pour un gâteau !

Puis, elle veut un Milkshake, Bingo !

Un Milkshake ! Un !

C'est ma poupée qui paie cette tournée fraîche et sucrée.

Je t'adore mon trésor !

Merci !

Nous devisons sur les deux visons derrière la vitrine.

Chassons la quatrième taupe avant l'heure fatidique.

Nous nous extasions dans les Paroisses aux arcs majestueux.

Les figures figées nous interpellent.

Le Christ ne lève pas la tête lorsque nous le croisons sur sa Croix.

D'autres statuts à la posture de dramaturges, regards vides nous ignorent.

Le temps galope...

Bastille, sur sa colonne un Ange équilibriste tente un envol vers l'étendue azure.

Ligne 4, Mademoiselle I est sur un quai et moi en face.

Pour la faire rire, je fais mon numéro.

Dans le train qui me conduit dans ma campagne, les paysages qui défilent m'apparaissent mornes.

Lassitude.

À la Maison, rien à faire, la télé me rebute.

Vivaldi en fond sonore, depuis l'absence de la Dame de fer, la musique m'accompagne chaque jour.

Quelques ombres sinistres me saluent.

Mal poli... je joue l'absence.

Sur la banquette, des mirages dansent dans mon esprit fatigué.

L'amour idéal a une âme écorchée.

J'entends battre son coeur.

Cette douce mélodie me guide vers les sentiers d'audacieuses aventures.

Rassurant....

Tout deviendra, demain , grand , forcément, Grand....

Texte Protégé Copyright © 201 8 Ricardo SANTIAGO

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