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Madrid, en quelques mots.

par chroniquesterriennes.over-blog.com 17 Août 2013, 20:34

Madrid, en quelques mots.

Chères amies, cher amis,

Je ne savais pas trop comment vous présenter ce voyage éclair à Madrid. J’ai écrit une lettre puis une seconde et je n’étais pas satisfait. Alors j’ai fait des boules avec les feuilles et j’ai réalisé deux beaux paniers dans la poubelle. Maintenant, je suis en forme. J’ai dormi, jusqu’à 10 heures du matin et ça c’est un exploit. Bref, je ne vais pas entrer dans des détails qui vont vite vous lasser mais j’ai les idées claires. Un train, c’est bien mieux que l’avion. Là-haut suspendus dans les airs, vous trouvez ça logique ? Les cabines du train qui me conduisait à Madrid ressemblent à des pots de yaourt mais la literie est confortable. Je ne me lasse pas de voir défiler les paysages, c’est comme un film mais avec un décor différent toute les minutes. Qui vit dans ce pavillon le nez collé sur les rails ? Qui s’ennuie dans ces citées sans âme ? Je me suis ensuite endormi et j’ai rêvé…Des rêves sans aucun sens si ce n’est celui d’aller à Madrid. Etrangement, dès que j’ai foulé le pied du quai de la gare, je me suis senti chez moi. J’ai posé mes valises et malgré la fatigue, je me suis précipité au Prado. Ouais ! Courageux, le garçon. Au préalable j’avais investi 64 € dans une carte qui me permettait de visiter musées, arènes et stade de foot. Pour votre information, les musées sont gratuits à partir de 18H, mais il est préférable d’y aller avant. Dans les galeries désertes, quel bonheur d’admirer sans agitation et précipitation, les tableaux des plus grands Maîtres. Devant ces visages sans âge, ces images bibliques, ces femmes mystérieuses et ces Rois hautains, j’ai ravalé mon égo. Les peintures avaient traversé les siècles, le nom des artistes aussi…Mais moi je ne serai certainement qu’une ombre qui passe. Une journée s’achève, d’autres musées à découvrir, le stade du Réal Madrid à arpenter, les arènes de Madrid à visiter. Pas le temps de sommeiller. 32 puis 35 degrés, le thermomètre s’envole, mais pas l’impression d’être écrasé par la chaleur. Au Jardin botanique, j’use, j’use mes souliers. La nuit, je fais comme les espagnols, je me balade, je prends un Mojito (Rhum, menthe, eau pétillante, sucre, citron et glaçons, ouf !), je découvre sous d’autres aspects la ville qui éclaire d’un jour nouveau les monuments. Les filles sont sexy, les garçons sont comme ils sont, je ne les vois pas. J’aperçois des SDF mais pas autant qu’ici, des Mickey, des Simpson, des personnages imaginaires qui se baladent à la Puerta del Sol, ils vous font signe pour qu’on prenne une photo avec eux. On gagne sa vie comme on peut. Il n’y a point de sots métiers. Je préfère cette honnêteté-là, même faire le pitre habillé en Picsou que de piller et voler les autres comme certains font. J’ai même au fond une admiration pour le courage qu’ils ont, faire le clown quand la vie nous malmène. Un pied de nez en quelque sorte. Madrid est une ville vieillissante, l’Espagne ne refuse pas l’immigration notamment Sud-Américaine pour lui apporter une natalité qui lui échappe. A l’accueil de l’hôtel la réceptionniste (charmante par ailleurs) m’explique que Madrid est une ville sûre sans grande délinquance. Si ce n’est quelques vols à l’arraché. Je veux bien la croire tant la police est omniprésente au cœur de la ville. 4 jours c’est rapide. Le train m’attend, je repars. Des tours massives et laides se dressent, nous sommes dans la banlieue de Madrid. Puis, des champs et des paysages brûlés par le soleil, des rivières boueuses, des pierres sombres. Nous sommes maintenant loin du Palacio Réal et des décors Haussmannien d’un Madrid qui n’est plus qu’un souvenir désormais. Ricardo SANTIAGO le 17 août 13

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