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Ne cherche pas le soleil

par chroniquesterriennes.over-blog.com 4 Juillet 2017, 21:13

Ne cherche pas le soleil

Ne Cherche Pas Le Soleil.

Ne cherche pas le soleil, ce déserteur a préféré baisser ses bras de feu, rejoignant des contrées plus hospitalières, moins sinistres que cette dernière…

Il n’a laissé, en souvenir, qu’une armada de nuages, lourds, sombres et ingrats, qui ne cessent, dès lors, de pleurer son départ.

Misère !

Je serai bientôt plus gris que ce ciel de cauchemar.

Où trouver un peu d’espoir, m’offriras-tu, par hasard, une once de réconfort ?

Mon Amour, recueille-moi, je t’en prie, il se fait tard, je voudrais juste me lover, tout contre toi.

Déjà, je m’imagine être ranimé au contact de ta peau, j’ose enfin fermer les yeux et me laisser envouter par ton corps qui vit si fort.

Douce mélodie me berçant, m’apaisant, juste un instant, toujours trop court, mais ça, tu le savais…

Oui, Chérie, dessine-moi une galaxie où j’irai m’égarer parfois, m’oublier, me perdre aussi, un univers où tu m’aimes.

A toi, je peux bien l’avouer, je suis las, si las, assis là, foudroyé par trop de désillusions, tellement de trahisons et tant de déceptions…

Triste errance…

Tu m’expliques, de ta voix douce, tendrement, comme à un enfant, que je dois, pourtant, pour toi, dès à présent, répartir en croisade, faire face à mes vieux démons, à la quête du Graal enfouie dans mes souvenirs, ce reste de compassion et, ce sentiment de confiance…

Mon cas est-il si désespéré que tu t’apitoies ainsi, que tu insistes de mille façons ?

Ma pauvre âme errante, écorchée vive, mise en lambeaux, n’aspire plus, elle aussi, qu’à me quitter, aujourd’hui même…

Crois-moi, j’ai tenté de comprendre, d’excuser maintes fois, ils se sont moqués de moi, croyant voir de la faiblesse dans une telle acceptation.

Pire, ils n’eurent de cesse, depuis, de me piétiner, de me faire mal, de me mettre à terre, par d’inventifs actes sacrificiels.

Pareils à des hyènes rieuses, semblables à des serpents visqueux, enchevêtrés dans leur médiocrité, rien que d’y songer, me revient à la bouche ce goût amer, ce goût de fiel.

Oui, mon Ange, c’est promis, j’ai compris, je ne me laisserai pas tenter par les abîmes, encore moins par les abysses, me promener le long des rives du Styx, il n’en fut jamais question !

Quant à franchir le Rubicon, il me reste un brin de raison.

Mon serment t’aura rassurée, je devine ton cœur battant plus fort, comme pour marquer la cadence, ou, qui sait, m’encourager, m’aider à me relever.

Je vais essayer, tu verras, malgré eux et près de toi, d'oublier mes anxiétés, continuer d’avancer, ne plus me décourager.

Mais, s’il te plait, tiens-moi la main, tu ne voudrais pas que je rechute…

Copyright © 2014
Texte Protégé
Ricardo SANTIAGO

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