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Partir

par chroniquesterriennes.over-blog.com 29 Août 2017, 03:31

Je pars, traînant tant bien que mal, cette satanée valise handicapée d'une roue.

Quand reviendrais-je me coller à tes côtés dans ce lit devenu trop étroit ?

Guerre et paix et guère épais, comme persiflait l'autre.

Nice dort et mes valises, je les transporte aussi sous mes yeux.

TGV, seconde classe peu reluisante.

Les toilettes dégagent une odeur nauséabonde.

Bienvenue !

Place 53, sur ma droite, une femme rousse souffreteuse, devant moi, des asiatiques monolithiques qui mangent des cochonneries, métronomes et gloutons.

Bien ! Je digère mon départ, ô tristesse ennemie !

Ma petite âme déliée était, déjà, grignotée par des tracas qui s'amoncelaient pyramidales.

Ô rage ! Ô désespoir !

Que n'ai-je donc vécu que pour cette infamie !

Nous nous fîmes, mon amour, un peu, beaucoup, trop de mal dans nos tranchées respectives.

Mal à l'aise avec mon casque à pointe, enfoncé jusqu'au cou dans la boue de tes rancoeurs, je ne savais que faire.

La flagellation morale était une méthode sûre pour me laver de mes errances.

Puis, la gueule enfarinée, Je tentais le tout pour le tout, tâtant la porte de notre chambre, miaulant, torse nu, façon Coca Cola Ligth.

Observant que ma méthode était vouée à l'échec, deuxième tentative , version Fève du samedi soir ( fièvre ? Ah ?! ).

Pantalon pattes d'éléphant, un peu moulant, chemise col pelle à tarte, perruque coupe de l'époque et je danse, danse en levant mon doigt au ciel.

Échec cuisant, j'abandonne !

Retour du jet d'ails !

Paris , ton rejeton se profile.

Ciel de circonstance, on se croirait dans une de ces séries dramatiques qui vous poussent au suicide.

Mais ?! Un coup de Mars et ça repart, les pieds en canard.

Le soir, telle une
mouche décérébrée, je vagabonde,
sur la toile.

L'endroit me semble, finalement, peu hospitalier.

Un œil attendri sur mon bagage estropié et je me fais une bonne soupe aux légumes en brique.

Pour cent briques tu n'as plus rien, au moins, as-tu de la bonne popote.

Douche sous une eau glacée, le gaz ayant été coupé dans le pavillon..

Et quand le gaz part c'est mieux...

L'environnement parait déglingué autant que moi.

Afin d'éviter de plonger encore plus bas, appels à droite, à gauche,
et au centre....

Le téléphone pleure, il n'y a personne !

Tiens !? Si je m'occupais en photographiant des bouts d'herbe.

Le jardin étant vaste, cela me prend des heures et sature la mémoire de mon portable.

Tu as laissé des messages, comme les cailloux du petit Poucet afin que je ne m'égare pas dans d'atrabilaires pensées.

Pour tout dire, j'ai le cafard, le bourdon, un coup d'insecticide, ça passera !

Puis ? j'écris !

Émotion ! Suspens ! Foule en délire !

Mot après mot, chassant maux après maux.

Mon esprit est apaisé d'avoir tout consigné sur le papier.

Ce soir, finalement, mon sommeil ne sera pas trop perturbé.

Quoi que....

Texte Protégé Copyright © 2017 Ricardo SANTIAGO

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