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Un matin

par chroniquesterriennes.over-blog.com 23 Août 2017, 07:31

Un matin

Nous sommes d'humeur boudeuse voire coléreuse.

La vie de couple n'est pas toujours aisée.

La coupe serait-elle pleine ?

Je minaude, achat de croissants pas décroissants à la boulangerie du coin.

Quelques roses pour agrémenter notre petit déjeuner, eut été, une attention spéculative mais la terreur de me les recevoir en plein visage, m'a refroidi.

C'est que, tu parais remontée comme un coucou, Dieu sait pour quelle vétille ?


Certainement à cause de vieilles casseroles que je traine.

Certes, mon ange, malgré ma propension à prier dans les églises, il m'est arrivé de me fourvoyer ( verbe du premier groupe ).

Le diable au corps, oubliant à quel point, ma belle au bois dormant, pouvait être pointilleuse sur l'adultère.

Le passé, plus que passé pour un imparfait devrait être biffé de ta mémoire.

Mon trésor, aurais-tu la rancune tenace ?

Hier soir, quelques petits coups ( calmons-nous, bande de coquins ) à la porte pour m'annoncer.

Ça grince, j'ouvre sans mot dire.

Maudire ?

Ou ne pas maudire ?

Telle est la question.

Tes yeux de biche me fusillent, toi aussi tu as les yeux revolvers et le regard qui tue ?

Mes doigts tortillent mon crucifix.

" Chérie, ne sommes-nous pas samedi ?

" Comprends-tu ? "

Un objet pourfend l'alcôve et s'échoue à mes pieds.

Pourtant, mon beau visage te souriait.

Alors ?

J'ai crié, " Hélène ! Pour que tu reviennes " .

Et, j'ai dessiné ton doux visage sur le sable.

Et cet appel qui n'était jamais arrivé aux îles de Kergueulene !!!

Oups ! Mais, euh ?

J'oubliais, tu ne te t'appelles pas Hélène.

Nous dormîmes sur la banquette, mon enveloppe charnelle et mon âme en peine.

En crypté,
Sur Canal peluche, il y avait un long métrage avec une équipe de supers zéros, tout nus qui passaient leur temps, les uns sur les autres.

X-Men ?

C'était une nuit de pleine lune, brillante tel un sou neuf.

Mal dormi, mal au coeur, frissons, sanglots, me voilà, en piteux état.

Sur la table en "'verre " et contre tout, reposait une feuille quadrillée.

À la grâce d'une plume trempée à l'encre sombre, sombre héros, j'ai pris la prose et pensais à autre chose.

Je t'aime un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout.

Tout ! Tout !

Toutou frétillant espérant vainement une caresse de ta part.

Je t'aime !

Plus de haine ?

Haine ton prochain mais pas moi.

Pas la peine !

Juré ! Promis !

Si je mens, je vais en enfer ( et damnation ).

Tu descends telle une vedette du cinéma, vaporeuse, cheveux défaits, cheveux des fées ?

Des fragrances de café embaument le salon, les viennoiseries t'attendent sagement.

Diva, soudainement, dessinant sur ton minois, une expression accorte.

Je fais un peu la moue pour ensuite, pressentant, te faire beaucoup l'amour.

Texte Protégé Copyright © 2017 Ricardo SANTIAGO

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